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La commission Européenne a rendu hier 6 février son verdict concernant la fusion entre les sociétés Alstom et Siemens : celle-ci n’aura donc vraisemblablement pas lieu.

Une décision qui ne satisfait personne.

Jugée comme exécrable par bon nom de journalistes ou de politique, le premier ministre français Edouard Philippe lui-même l’a dénoncé comme “prise sur de mauvais fondements”.

Pour beaucoup, elle est la preuve que la commission n’a pas saisi tout l’enjeux de la guerre économique qui a rage entre les Européens et leurs concurrents asiatiques.

Pour les défenseurs de la commission, ils font valoir que la vocation de cette dernière n’est pas politique mais législative, et qu’elle n’aurait eu d’autres choix que de trancher en ce sens afin d’appliquer le droit.

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Cette explication ne met cependant pas tout le monde d’accord, loin de là : la Banque Centrale Européenne a déjà montré, lors de la dernière crise financière,, qu’il est possible de prendre des décisions innovantes en sortant des normes habituelles.

Quelle réaction attendre de la part des gouvernements des états français et allemand ?

Peut-être pourraient ils exiger pour l’avenir que les grandes décisions à retombées politiques soient prises par le Conseil européen des chefs d'États plutôt que par la Commission, afin de leur rendre le pouvoir sur certains aspects économiques.

Il faudrait très certainement également mieux protéger les Européens des investissements étrangers chinois, qui prennent de plus en plus d’importance en Europe et contre lesquels nos grandes entreprises se retrouvent assez démunies, puisque pas soumises aux mêmes lois ni à la même fiscalité, ce qui crée une concurrence très inégale.

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Dans des domaines importants comme la conquête spatiale ou la défense, cette option paraît pourtant évidente depuis longtemps et les choses ont avancées sur le sujet depuis quelque temps déjà.

La chine, grande bénéficiaire de la situation actuelle

Grande bénéficiaire de cette décision, la Chine : en plus de ne pas prêter une grande attention aux législations internationales, elle accorde régulièrement des subventions illégales à ses entreprises, pour les rendre plus compétitives encore..

Les Etats-unis se servent également de l’arme du dollar et d’une politique commerciale à sens unique pour se développer, instaurant la encore une concurrence totalement déloyale envers les Européens.