Si les grandes productions américaines continuent d'inonder le cinéma de blockbusters américains, notamment de super-héros ou de franchises déjà exploitées par le passé; les inspirations japonaises deviennent de plus en plus courantes. En effet, ces dernières années, le Cinéma américain ou plus largement occidental s'inspire de la culture nippone afin de produire de nouvelles œuvres bien à eux...Ce fut le cas pour Alita récemment, Ghost in the Shell, Death Note, Nicky Larson ou un peu plus anciennement...Dragon Ball Evolution.

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Une culture générationnelle

Si cet enchaînement de productions d’œuvres originellement nippones s'effectue seulement maintenant alors que le manga, ou plus largement, l'animation japonaise existe depuis des décennies, c'est aussi et surtout une question de génération.

En effet, les Américains n'ont jamais été friands de la culture étrangère, qu'elle soit française, belge, ou justement japonaise. De même en France où l'animation japonaise n'a connu ses premières heures qu'à partir de 1987 avec l'arrivée du Club Dorothée.

Il a donc fallut attendre longtemps avant de voir l'animation japonaise sur les écrans occidentaux. Fort heureusement, des succès comme Akira, Albator ou Dragon Ball, ont favorisés la popularité du genre nippon. Les enfants des années 80/90 s'installent de plus en plus aujourd'hui dans le monde cinématographique extrêmement fermé.

Pendant ce temps, la culture japonaise gagne du terrain en Occidents, notamment au travers des mangas où un pays comme la France est le deuxième plus grand consommateur de manga au monde.

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Une tendance de plus en plus évidente qui porte les héros japonais sur grand écran mais...A quel prix ?

Une qualité d'adaptation mitigée

En effet, à l'heure où les œuvres japonaises, notamment les Ghibli ou autres séries d'animations à succès, trouvent un large public en Occident, les producteurs se ruent dessus afin...de gagner le plus d'argent possible dessus, en omettant parfois la qualité.

Ce fut notamment le cas de Dragon Ball Evolution dont on pourrait tout simplement qualifié de...mauvais qui ne respecte en rien le matériel de base.

Death Note de Netflix part sur ces mêmes bases en s'éloignant du propos initial du manga. Les Américains (parfois) ne font pas l'effort de traduire le propos de l'oeuvre nippone qu'ils ne connaissent tout simplement pas, quand ils le font plutôt bien pourtant avec les comics américains. Des adaptations certes, mais qui ne tienne pas compte de qualité et ce, malgré l'attente d'un public toujours plus large.

Toutefois, certaines adaptations font l'effort de comprendre et de vouloir traduire le mieux possible le propos ou le fond de l'oeuvre.

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Des films comme Alita ou Ghost in the Shell apparaissent comme de bonnes adaptations, à ceci près, qu'elles veulent trop en faire. Une volonté forte de tout faire quand un film reste limité à une durée trop courte pour tout traiter.

Cependant, avec la génération d'artiste qui arrive, s'inspire et connait déjà le média, le cinéma va aller de plus en plus dans de meilleures adaptations. Il suffit de voir celles de ces dernières années afin d'avoir l'espoir de connaitre des films d'une qualité supérieure en terme d'adaptation.