Licencié depuis une semaine, l'ex-collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla s'est confié dans une interview parue le 29 juillet dans le Journal Du Dimanche. Celui que la presse décrit comme le Monsieur "sécurité" d'Emmanuel Macron a longuement évoqué son parcours, d'Evreux à la présidence, se défendant de la politisation autour de l'affaire qui porte son nom.

Il faut dire qu'Alexandre Benalla continue de se voir comme l'homme qui a toujours voulu protéger le président de la République qui lui a fait confiance, même si au final, il s'avérera être celui par qui le scandale est arrivé.

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C'est en effet une vidéo le montrant aux prises avec des individus lors des manifestations du 1er mai à Paris, qui a mis le feu au poudre le 18 juillet dernier.

Et celui qui fut, durant la présidentielle de 2017, le responsabilité sécurité du candidat Macron avoue même avoir songé à démissionner à la lumière des faits qui lui étaient reprochés par sa hiérarchie dès le 2 mai. Une disposition qui ne sera pas jugée pertinente par le cabinet de l'Elysée dont les décisions sur cette affaire continuent d'interroger au Parlement.

Un sentiment de culpabilité pressant envers Macron

Mis en examen le 22 juillet, M. Benalla souhaite, à présent, apporter sa part de lumière sur ce qu'il estime ne pas être une "affaire d'Etat", tout comme il assure n'avoir commis aucun acte répréhensible. S'il admet ne plus avoir parlé au président depuis le retour des Bleus en France, il continue de lui porter tout son respect. L'ancien du service d'ordre du PS regrette d'ailleurs d'avoir trahi la confiance de celui qui lui a donné une chance de s'exprimer son potentiel.

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Le jeune homme de 26 ans reconnait d'ailleurs avoir "merdé" en faisant une grosse bêtise, loin des missions qui lui avaient été assignées par l'Elysée. Un regret circonscris qui ne devrait toutefois pas suffire à calmer la tempête médiatique et politique qui s'est emparé de ce dossier depuis les révélations.

Une forte envie de dire sa vérité

Passionné de Clint Eastwood, Alexandre Benalla a en effet, très brièvement, fait état de son regret de voir les opposants politiques d'Emmanuel Macron se ruent sur cette affaire pour trouver "un angle d'attaque" contre lui.

Une situation qu'il ne manque pas de dénoncer dans chacun de ses entretiens qu'il s'agisse des colonnes du Monde et du JDD, ou de son intervention télévisée sur TF1.

Bien sûr, à la possibilité de se présenter devant les commissions d'enquête ouvertes à l'Assemblée et au Sénat, Alexandre Benalla ne dit pas "non", assurant y réfléchir vivement. Son envie de partager sa vérité pousse l'ex-collaborateur de l'Elysée à se déclarer prêt à apporter des explications à ceux qui les désirent. Un désir auquel le Sénat entend très bientôt donner acte.

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