Comme attendu par la majorité, Nicolas Hulot est monté au créneau jeudi, dans L'Emission politique, afin de défendre la ligne fiscale mise en avant par l'exécutif depuis quelques semaines sur le carburant. L'ancien ministre de la Transition écologique n'a toutefois pas manqué d'égratigner, au passage, Emmanuel Macron dont il estime qu'il n'a pas suffisamment été à son écoute.

Il faut dire que depuis son départ du gouvernement en septembre dernier, on n'avait plus vraiment eu de nouvelles ; pas même quand, au début de la crise des "Gilets jaunes", le gouvernement lui a fait des appels du pied pour obtenir son soutien. Finalement, c'est sur France 2 que l'ancien animateur télé aura d'une faible voix donné du crédit à la politique menée par l'exécutif.

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Les "gilets jaunes", une crise "évitable"

Son soutien au gouvernement, c'est en effet du bout des lèvres que Nicolas Hulot le donne, alors que la contestation des "gilets jaunes" promet déjà de laisser des traces pour la suite du quinquennat Macron. En effet, s'il reconnaît avoir défendu et assumé la hausse de la taxe carbone, l'ancien ministre d'Etat regrette que tous les moyens n'aient pas été posés sur la table pour « un accompagnement social digne de ce nom ».

Nicolas Hulot : les 6 points à retenir de "L'Émission politique
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Une erreur pour le président selon lui !

Car de l'avis de celui qui aspire à mettre sa notoriété au service de la cause environnementale, la grogne des "gilets jaunes" aurait largement pu être évitée. Il note ainsi que quelques semaines avant son départ, il avait insisté sur des propositions concrètes pour soutenir l'effort demandé par la transaction énergétique et écologique : une vision que ne partagent absolument pas les élus de la majorité interrogés sur ce désaveu vis-à-vis du chef de l'Etat.

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Une urgence qui ne peut attendre

Bien sûr, Nicolas Hulot ne s'arrêtera pas là, car il estime, entre autres, ne pas avoir réussi à se faire comprendre d'Emmanuel Macron. "Je pense qu’on ne mesurait pas la même gravité", lâche-t-il en affichant clairement l'idée que le président de la République et lui n’avaient pas fait le même "diagnostic" sur l’état de la planète et l'urgence d'agir au plus vite. Pour le passionné de la nature, parler d'une bronchite ou d'un cancer généralisé, ne revient pas à la même chose.

Alors, tentant de mettre un peu plus la pression sur l'exécutif, Nicolas Hulot a rappelé qu'il ne doutait pas de l'atteinte d'ici à 2035 de l’objectif de réduire de 75 à 50% la part de nucléaire dans la production d’électricité en France. Une condition s'impose toutefois, celle de fermer au minimum six réacteurs nucléaires au plus tard en 2028, sans qu'aucun autre EPR ne soit construit. Une promesse rappelée ce vendredi avec fermeté par son successeur François De Rugy.

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