Au micro de RTL ce mercredi, Édouard Philippe a annoncé un plan d'environ 500 millions d’euros visant à répondre à la montée de la grogne sur la hausse des prix du carburant qui devrait se traduire par des manifestations dans toute la France ce samedi. Boost de la prime à la conversion, fin du chauffage au fioul, aménagement du chèque énergie, découvrez ses principales mesures.

Il faut dire qu'avant de faire le détail des mesures validées par son gouvernement, le Premier ministre a tenu à rappeler que les engagements du président de la République seront tenus.

La taxe carbone vantée par Emmanuel Macron durant la campagne de 2017 entrera donc bien en application en janvier 2019, même s'il le reconnaît, il va falloir mettre un peu d'eau dans son vin pour mieux accompagner les Français dans la transition écologique.

Des mesures d'accompagnement plus soutenues

Au nombre des pistes actées par l'exécutif, on retrouvera notamment la création d’une « super-prime » de 4 000 euros pour motiver un maximum de Français à changer de véhicule.

Elle ira à la tranche de 20% des Français les plus modestes. Edouard Philippe mise donc sur le renforcement du dispositif qui a jusqu'ici rencontré un vibrant succès, avec près 280 000 primes demandées sur 1 million mises à disposition jusqu'à la fin du quinquennat.

A côté de cela, l'ancien maire du Havre promet l'élargissement des indemnités kilométriques qui donneraient des avantages aux petites cylindrées faiblement pollueuses au regard des distances parcourues.

Une mesure qui s'ajoutera à la mise en place d'une prime à la conversion pour les chaudières au fioul, mais aussi à une revalorisation du chèque énergie de 3,6 à 5,6 millions de foyers : le tout pour une mise en application dès le début de l'année 2019.

Aucun blocage total à envisager

Bien sûr, si le chef du gouvernement a vigoureusement noté l'écoute permanente de l'exécutif vis-à-vis de la colère exprimée par les Français depuis quelques semaines, il entend se montrer particulièrement attentif.

En effet, peu inquiet de la portée du mouvement inédit des Gilets jaunes, Edouard Philippe précise toutefois que le droit de manifester de chacun devra s'aligner sur le devoir de prendre ses responsabilités en respectant les règles établies par la loi.

C'est donc dans un souci de maintien de la sécurité des Français que le Premier ministre a invité les différents organisateurs de manifestations à se déclarer comme cela se doit auprès des préfectures compétentes.

Pour Matignon, le non-respect des formalités d'usage et le blocage total des axes routiers ne seront pas tolérés. A charge désormais aux meneurs de l'initiative, selon le ministère de l'Intérieur, d'être prêts à assumer les débordements.

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