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Interrogé par la presse à l'issue de l'audition d'Alexandre Benalla survenue dès 14 heures lundi, Philippe Bas a considéré que les zones d'ombre autour d'une éventuelle "protection de l'État" n'avaient pas pu être levées. Le sénateur LR et président de la Commission d'enquête de la Chambre Haute juge ainsi qu'il subsiste beaucoup de flou et de "contradictions" dans le dossier.

Il faut dire que depuis les toutes premières révélations autour d'Alexandre Benalla l'été dernier, le Sénat pointe du doigt une "négligence" ou une forme de "protection" de la part de l'Elysée ! Une interrogation à laquelle le président de la Commission des lois au Sénat se garde de répondre, laissant toutefois planer des accusations graves sur la gestion des affaires au sommet de l'Etat.

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Complaisance ou négligence

En effet, si durant son audition devant les sénateurs, l'ex-collaborateur élyséen s'est acharné à répéter qu'il ne faisait aucun chantage à son ancien employeur, Philippe Bas se demande comment celui-ci a pu bénéficier d'outils de son ancien cadre pour développer ses nouvelles activités ! De quoi semer le doute sur la mise en place d'un personnage de l'ombre au compte de la présidence.

Le sénateur LR acte donc que le travail de la Commission sénatoriale ne sera pas aisé dans les prochaines semaines. Il faudra notamment tenter d'explorer de nouvelles pistes afin de lever définitivement les doutes posés par la version d'Alexandre Benalla. Il note toutefois que le rapport et les recommandations de la Commission seront rendus à tous en temps et en heure.

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Les sénateurs agacés

Et déjà, du côté des autres membres du Sénat, on ne cache plus vraiment sa rage de voir l'ancien "Monsieur Sécurité" d'Emmanuel Macron se murer derrière la justice pour éviter de répondre aux questions. C'est "une affaire qui s'épaissit" inévitablement dans le dos rond de l'Etat, laissait d'ailleurs entendre à sa sortie de l'audition lundi après-midi le président du groupe centriste Hervé Marseille.

Chez les élus Les Républicains, la frustration et la colère ne semblent guère sur le point de s'éteindre. Le sénateur du Nord, Marc-Philippe Daubresse s'agaçait ainsi que de nombreux faits restent dans l'ombre, pendant que son camarade du Territoire de Belfort, Cédric Perrin, s'indignait de la confiance hallucinante dégagée par Alexandre Benalla.

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Le feuilleton n'a pour l'heure pas encore fini de faire parler de lui, au grand dam de l'exécutif et de la majorité.