Discret depuis ses sorties sur le mouvement des Gilets jaunes, Gérald Darmanin fait à nouveau parler de lui ce lundi. Alors que le Grand débat bat son plein, Le ministre des Comptes publics entend poser sur la table quelques propositions de réforme. Il souhaite notamment revoir le plafonnement global des avantages liés aux niches fiscales.

Il faut dire qu'avec Emmanuel Macron et Edouard Philippe qui se sont engagés sur le terrain afin de dialoguer avec les Français, Gérald Darmanin a décidé d'apporter, à sa manière, sa contribution à l'édifice ! Dans les colonnes du Parisien, l'ancien LR affiche son hostilité à un éventuel retour de l'ISF, mais il envisage déjà des actions concrètes sur les niches fiscales si souvent décriées en France.

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En effet, pour l'élu de Tourcoing que beaucoup assurent proche d'une sortie du gouvernement, brandir la taxation du capital tel un totem de justice n'a jamais été un frein pour la pauvreté et le chômage ! Il préconise en revanche d'agir sur les niches fiscales, jugeant plus intéressants les 14 milliards d'euros qu'elles pourraient générer.

Remettre à plat les niches fiscales

Concrètement, l'ensemble des avantages fiscaux dont bénéficie un foyer ne permet pas de procurer une baisse du montant de l'impôt qui soit supérieure à 10 mille euros.

Gérald Darmanin propose donc de diminuer ce plafond, avec pour victimes à la marge les ménages qui recourent fréquemment au crédit d'impôts afin de gérer les emplois à domicile.

Bien sûr, le ministre de 36 ans ne s'arrête pas là puisqu'il va dans la foulée jusqu'à proposer de mettre à l'avenir les niches fiscales sous conditions de ressources afin que celles-ci puissent davantage profiter aux classes moyennes et populaires qu'aux Français les plus aisés. L'hypothèse présente toutefois le risque d'être assez compliquée à mettre en oeuvre d'un point de vue juridique.

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Pas de réforme globale de l'impôt sur le revenu

D'un autre côté, face à la proposition de réforme de l'impôt sur le revenu mise en avant depuis quelques semaines, Gérald Darmanin affiche ses doutes. Si certains élus de la majorité réfléchissent déjà sur un barème plus progressif à implémenter, l'ancien Sarkozyste rappelle que tout juste 45% des Français y contribuent, avec les 10% des plus aisés qui apportent 70% de l'enveloppe totale.

Pas besoin donc, selon lui, d'en rajouter une couche, alors que l'opinion en appelle à une retombée de la pression fiscale.

Bien sûr, sur fond de rumeurs d'un départ du gouvernement, le ministre de l'Action et des Comptes publics a fait savoir son attachement au service de la France. Il attend poursuivre sa tâche tant que le chef de l'Etat et le Premier ministre lui accorderont toute confiance.