Samedi, la France a assisté impuissante à une nouvelle journée de mobilisation sombre. Rassemblés à Paris dès le matin afin de marquer un acte 18 décisif pour le mouvement, les Gilets jaunes ont encore fait parler d'eux. De nombreuses violences se sont faites contre les forces de l'ordre, mais aussi contre certains symboles de la bourgeoisie française, comme le Fouquet's.

Il faut dire que les manifestants présents dans la capitale se sont retrouvés embarqués dans le même piège.

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"La France à Paris", c'était le mot d'ordre lancé depuis le début de la semaine dernière par les principales figures des Gilets jaunes ! On pouvait ainsi apercevoir, à partir de 9h, un certain nombre de cortèges arriver de plusieurs gares parisiennes pour converger vers les Champs-Elysées.

Il n'aura d'ailleurs pas fallu attendre longtemps avant de comprendre que ce dix-huitième samedi de manifestations serait pour le moins violent.

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Masqués et souvent vêtus de gilets jaunes, on voyait ainsi en milieu de matinée des manifestants remonter l’avenue des Champs-Elysées en direction de la place de l’Etoile pour charger violemment les forces de l’ordre mobilisées sur place.

Montrer que le mouvement est toujours là

Si certains le redoutaient, le piège pour les Gilets jaunes était que l'attention des médias se focalise une nouvelle fois sur les violences entre les nombreux véhicules en flamme, mais aussi les boutiques parisiennes vandalisées !

Des images qui ont montré une face très peu glorieuse du mouvement alors que celui-ci sortait pourtant de plusieurs semaines de calme relatif dans l'Hexagone.

Des pavés qui volent, des personnes qui pillent, et la majorité des Gilets jaunes présents qui se contente de regarder, sans opposer la moindre désapprobation vis-à-vis des black blocs venus pour casser. Beaucoup parmi eux estiment d'ailleurs qu'il n'y a que ça que le pouvoir peut comprendre, et s'il faut en passer par là, pas question d'intervenir.

Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner dénonçait, lui, "1 500 casseurs" venus semer le trouble dans la capitale. Le bilan fera état de 237 interpellations, de 59 blessés dont 17 parmi les policiers et les pompiers.

La classe politique sous le choc

Face à cette nouvelle flambée de violences, Emmanuel Macron aura même été contraint d'abréger son week-end à la Mongie pour retrouver vers 23h une cellule de crise place Beauvau.

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Le chef de l'Etat aura, à cette occasion, eu des mots très durs pour les manifestants. Se référant à une famille secourue dans les flammes au milieu de ce chaos, il appelle à une réponse ferme de l'exécutif.

Plus question de mettre des gants, même si le Défenseur des droits interpellait la semaine dernière le gouvernement sur un affaissement des libertés en France ! Et si certains commerçants parisiens déploraient "la pauvreté intellectuelle de ceux qui font ça", la classe politique a concentré ses attaques sur l'exécutif : de l'extrême droite à l'extrême gauche, on se désole d'une incapacité flagrante à assurer le maintien de l'ordre !

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Une situation loin d'être terminée puisqu'aucun des Gilets jaunes présents lors de cette journée n’a l’intention de s’arrêter.

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