Vendredi, Paris Match, CNEWS et Sud Radio rendaient public une nouvelle enquête d'opinions réalisée par l'Ifop-Fiducial. Et le résultat dévoilé par l'institut de sondage est net : la liste portée par La République En Marche perd 0,5 point pour s'établir désormais à 22% d'intentions de vote pour les européennes prévues le 26 mai prochain. C'est donc une tendance à la baisse pour la majorité, alors que, de son côté le Rassemblement national de Marine Le Pen se maintient bien à 21,5%. De quoi rendre plus que jamais incertaine l'issue du scrutin.

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Il faut dire qu'avec à peine un demi point d'écart entre les Marcheurs et les ex-frontistes, la course pour le Parlement européen semble encore avoir du mal à trancher pour son favori.

A noter toutefois le glissement de la liste du parti présidentiel amenée par Nathalie Loiseau qui a laissé s'échapper quelques 1,5 points depuis le sondage du vendredi 5 avril. Une mauvaise semaine donc pour LaREM et ses alliés bousculés par les hésitations autour de la question des ONG et des migrants placée au coeur des débats au sein de la classe politique.

Les électeurs prêts à sanctionner Macron

Dans les détails du sondage, on observe une progression conséquente à 47% (+3 points) de la part d'électeurs qui ont nourri la volonté de sanctionner le chef de l'Etat et le gouvernement par leur vote le 26 mai prochain.

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La politique d'Emmanuel Macron fait en effet l'objet de critiques récurrentes de la part de l'opinion, comme le remarque l'Ifop dans son point hebdomadaire. De quoi ramener dans la marge d'erreur l'écart qui existe entre les deux listes de tête, avec à présent toutes les hypothèses envisageables au jour du scrutin ! Légère chute constatée aussi chez LR avec une liste à 13% (-0,5), tandis que Yannick Jadot et les écolos progressent de 0,5 point à 7,5% tout comme Debout la France à 5%.

Net regain d'intérêt autour de la campagne

Autre information de l'enquête, la progression plutôt considérable observée par l'Ifop autour du niveau d’intérêt que portent les électeurs pour le scrutin.

Il a bondi de dix points en une semaine, pour atteindre les 63% de personnes intéressées, bien loin des 51% observées le 14 avril 2014 à l'approche des élections sous Hollande. Un état de fait qui ne joue toutefois pas sur le taux de participation des Français qui reste annoncé à 42%. Trop tôt cependant pour trancher, alors que l'Ifop déjà prédit une hausse de la mobilisation pour le dernier mois de la campagne, eu égard l'évolution de 5 points enregistrée lors du scrutin de 2014 ! Pour le reste, le sujet s'impose difficilement dans les discussions, avec tout juste 27% des sondés qui assurent en parler avec leur entourage.

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