Depuis dimanche soir et un surprenant article du Parisien, les rumeurs se font de plus en plus pressantes sur la perspective d'un remaniement à l'automne prochain. A la baguette, de proches conseillers d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe qui croient savoir que quelques ajustements pourraient être apportés à l'équipe gouvernementale, alors que Christophe Castaner essuie toujours les critiques. L'information est en tout cas abondamment relayée par les médias, au risque de lui faire prendre une épaisseur qui pourrait s'avérer disproportionnée.

Il faut dire que loin des séquences chocs qui ont jusqu'ici dicté le calendrier des départs du gouvernement, l'initiative serait une première pour le couple exécutif. Le changement interviendrait alors à la rentrée prochaine, afin de lancer sur une dynamique plus que favorable les difficiles dossiers de réformes qui attendent l'arbitrage des ministres en charge. C'est en tout cas "parti pour", d'après les récentes confidences d'un important conseiller du pouvoir, qui confirme ainsi le besoin clair soulevé par un autre de quelques ajustements nécessaires.

« Dans tous les couples, il faut un break… »

Vient alors assez rapidement le moment de s'interroger sur les postes qui pourraient bien être impactés par ce nouveau projet de restructuration de l'appareil gouvernemental. Le chef de l'Etat et son Premier ministre aurait-il mis la main sur une personnalité charismatique capable de tenir les cordons de la bourse à la place Beauvau ? Ou encore, critiqué pour le choix d'Elisabeth Borne en remplacement de François de Rugy, le couple exécutif se résoudrait-il à affecter à la Transition écologique et solidaire, une figure de premier plan sur le sujet ?

Seule certitude, si certains ministres peuvent à juste titre s'interroger sur leur avenir, il en est en revanche un qui paraît totalement indéboulonnable depuis trois mois maintenant.

Discret, résilient et conciliant dans les heures les plus difficiles de macronie, Edouard Philippe semble plus que jamais appelé à occuper durablement ce que beaucoup désignent comme le calvaire de Matignon. En dénotent d'ailleurs les indiscrétions de certains proches du président, pour qui le bonhomme s'est jusqu'ici montré très loyal et apte à poursuivre le job.

Un banc de touche peu étoffé

Hors de question donc d'envisager un changement de tête, d'autant qu'il est train de prendre sa place dans le décor d'une sphère politique décidément bien éclatée.

Petite crainte toutefois, si l'ancien maire du Havre et proche d'Alain Juppé venait à perdre l'envie de rester encaisser les coups dans un gouvernement somme toute toujours aussi impopulaire. D'ailleurs, tous le savent parfaitement bien, il n'y a pas vraiment foule sur le banc de touche des Marcheurs pour venir répondre des nombreuses exigences requises aujourd'hui par le poste.

Au premier rang de celles-ci, un marcheur de la première heure note ainsi qu'il faudrait que le successeur d'Edouard Philippe sache, comme lui, faire travailler les gens ensemble.

Un son de cloche un poil différent pour un proche macroniste qui pense que c'est l'incarnation de l'acte 2 du quinquennat qui est en déficit avec un Premier ministre perçu comme un homme qui gouverne trop loin à Paris. Ce qui donne à réfléchir une seconde sur l'idée d'un conseiller du chef de l'Etat qui a pour sa part estimé que "dans tous les couples, il faut un break".

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