Le sommet du G7 a fermé ses portes ce lundi 26 août à Biarritz, et chacun des chefs de l'Etat présent au rendez-vous annuel tente déjà d'en tirer les premiers enseignements. Emmanuel Macron a pour sa part affiché sa confiance sur les perspectives encourageantes ouvertes par les discussions engagées entre les dirigeants des grandes puissances durant ces trois jours de mobilisation. Nucléaire iranien, conflit ukrainien, accord sur le climat ou encore taxe sur les Gafa, le président français n'aura pas lésiné sur leurs moyens pour trouver des compromis.

Il faut dire qu'avec les tensions qui agitent le monde depuis des semaines sur fond de guerre commerciale entre Pékin et Washington, beaucoup attendaient ce qui sortirait de ce G7. Et déjà, le locataire de l'Elysée a noté les avancées concrétisées à la faveur de cette rencontre devenue mythique entre la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni, le Canada et l'Italie. Il ne sera pas contredit par le président américain Donald Trump qui s'est même montré généreux en compliments lors de leur conférence de presse commune.

Le multilatéralisme en pierre angulaire

Tout au long du sommet, Emmanuel Macron aura veillé à souffler à la fois le chaud et le froid sur une situation internationale qu'il sait particulièrement tendue. Un mérite que lui a reconnu le milliardaire américain, qui s'est dit prêt à évoluer sur certains dossiers, dans l'espoir d'un dénouement des tensions qui tiennent Washington de Pékin à Téhéran. Paris serait ainsi activement au travail en coulisses pour tenter de créer les conditions d'une prochaine rencontre apaisée entre le chef d'Etat américain et le dirigeant iranien Hassan Rohani.

Le président français a surtout rappelé l'importance pour les nations de toujours trouver un cadre d'échanges multilatéral, plus propice, selon lui, à la résolution des conflits. Ce faisant, il a assumé que la position de la France était d'apporter sa modeste contribution à l'édifice tel un élément central capable de discuter avec les différents protagonistes pour les faire s'asseoir autour d'une même table. Les prochaines semaines promettent donc d'être décisives sur la nécessité partagée par chaque membre du G7 d'éviter un embrasement du Proche-Orient.

De nouveaux engagements forts

A côté, Emmanuel Macron a tenté de poser durant trois jours en prometteur d'initiatives sur des grands défis internationaux qui font face au monde. Notamment avec les multiples incendies qui continuent de ravager l'Amazonie, et pour lesquels le chef de l'Etat français a connu ces tout derniers jours de vifs accrochages avec son homologue brésilien Jair Bolsonaro. Il a ainsi obtenu la mobilisation d'une aide d'urgence de 20 millions de dollars qui permettra d'envoyer sur le terrain des avions bombardiers d'eau pour lutter contre les flammes.

De plus, le G7 a approuvé l'initiative pour un plan d'aide destiné à la reforestation de l'Amazonie, qui sera porté par l'ONU et finalisé lors de l'Assemblée générale prévue fin septembre. Un sommet sous format Normandie réunissant les dirigeants ukrainiens, russes, allemands et français devrait quant à lui se tenir en septembre pour acter des avancées concrètes vers la paix en Ukraine. Pour le reste, la France a obtenu un accord avec les Etats-Unis sur la taxation des géants du numérique, visant à écarter le risque de représailles américaines sur le vin français.

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