Une marche blanche était organisée hier à Paris pour dire non à l'antisémitisme suite au meurtre de Mireille Knoll, une octogénaire rescapée de la rafle du Vel d'Hiv, poignardée à son domicile parisien la semaine dernière. Deux suspects sont actuellement mis en examen et interrogés. Mais le rassemblement de ce mercredi a été marqué par l'exfiltration de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon du cortège par les représentants du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, qui ne souhaitaient pas leur présence, l'une pour "ses positions haineuses" vis-à-vis d'une partie de la population française, l'autre pour ses déclarations pro-palestiniennes.

Selon Street Press, des violences auraient également été "volontairement provoquées" durant le défilé par la Ligue de défense Juive, proche du Crif.

Ce n'est pas la première fois que le Conseil représentatif se fait remarquer par des propos ou des actions qui marquent l'opinion. Souvent qualifiée de "lobby pro-israélien", cette institution est aussi régulièrement accusée de vouloir censurer toute critique sur le respect des Droits de l'Homme en Israël, que beaucoup fustigent pour ses violences envers la communauté palestinienne. "Toutes les violences, et il faut dire les choses, sont commises par des jeunes musulmans", avait notamment déclaré Roger Cukierman, ancien président du Crif, en 2015.

Des propos fermement condamnés à l'époque par SOS Racisme.

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