Vendredi dernier, Mireille Knoll, une octogénaire rescapée du Vel d'Hiv, a été retrouvée mortellement poignardée à son domicile parisien. Le mobile pourrait être antisémite, ce dont sont convaincus de nombreux organes religieux et politiques, comme le Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Mais son président, Francis Kalifat, n'a pas souhaité la présence du Front National et de la France Insoumise à la marche blanche organisée hier mercredi pour dire non à l'antisémitisme.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont même été exfiltrés du cortège.

Pour Francis Kalifat, interrogé par BFMTV peu avant le début du défilé, les deux responsables politiques "sont des vecteurs de haine dans notre pays". Il souligne les positions du FN sur le communautarisme religieux, et les déclarations de la gauche pro-palestinienne qui accuse l'Etat d'Israël de mettre les territoires musulmans à feu et à sang.

Le président du Crif conclue en qualifiant les deux mouvements "d'infréquentables".

La classe politique a réagi à ces propos, à l'image du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, pour qui "chacun est libre de se rendre à une manifestation". Pour Les Républicains, Rachida Dati s'est déclarée "choquée", tandis que le socialiste Jérôme Guedj a insisté sur "l'erreur de vouloir cadenasser" certains partis dans un moment où la France doit se réunir.

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