À chaque soirée de Coupe d'Europe, les démons du Football rejouent le sinistre refrain de la désillusion aux clubs français. Cette semaine, c'est encore pire : zéro pointé en termes de performances et de résultats. Même le Paris Saint-Germain de Thomas Tuchel, décevant contre Naples (2-2), n'a pas su relever le niveau, mercredi !

'Notre Ligue 1 est déjà KO, au bord du précipice. Le temps passe et c'est toujours la même histoire pour le PSG, dont la seule constance est de décevoir au fil des années. (...) L'arrivée des stars n'a rien changé pour l'instant', a tancé jeudi l'éditorialiste Vincent Garcia dans L'Équipe, qui en profite pour s'émouvoir de la faiblesse du championnat français [VIDEO], eu égard à ses voisins européens.

Les droits télé, le nerf de la guerre

Pour en finir avec la dèche européenne, le foot français risque de devoir s'en remettre à l'argent. L'avènement de Médiapro va bouleverser les habitudes. [VIDEO] Au printemps dernier, le groupe espagnol a obtenu la quasi-exclusivité des droits de retransmission de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, à raison de 1,15 milliards d'euros par saison. Trop cher pour Canal + (diffuseur historique) et le groupe qatari Bein sports. Une page se tourne, diront certains. Mais c'est peut-être une bonne chose. Expert en économie du sport, Pierre Rondeau a estimé la semaine dernière, sur Twitter, que la hausse des droits du championnat de France permettrait un partage égalitaire entre les 20 clubs, un peu à l'image de ce qui se fait déjà en Angleterre, où les droits audiovisuels rapportent plus de 2 milliards d'euros à la Premier League.

Pour la plupart des clubs de l'élite, gros ou petits budgets, c'est une aubaine ! Ils ne seront presque plus obligés de se dépouiller de leurs meilleurs éléments, parfois surévalués pour la bonne cause. Mieux encore, les clubs dits "européens" pourront avoir les moyens de leurs ambitions, sans craindre de s'attirer les foudres de l'UEFA, avec le Fair-play financier (FPF).

Pour l'indice UEFA, la Ligue 1 doit garder ses stars

Il y a néanmoins une inconnue : que deviendrait la Ligue 1 si des joueurs starifiés, comme Neymar, venaient à partir avant 2020 ? Il n'est pas certain que les résultats des clubs engagés en Ligue des champions ou en Europa League s'améliorent fondamentalement.

Pour s'offrir la garantie du progrès et préserver l'indice UEFA, les clubs français devront garder leurs maillons forts. Ensuite, il faudra bâtir autour d'eux, parce que le foot reste un sport collectif avant tout. Sur ce terrain, l'OL de Dembélé et Depay, l'OM de Strootman et Luiz Gustavo ou encore le Paris Saint-Germain de Neymar et Cavani seront attendus de pied ferme.