Au fur et à mesure que l’échéance arrive, les choses deviennent de plus en plus incertaines. Concernant le Brexit, la semaine qui se dessine pourrait être décisive. Après une longue période de pourparlers, il apparaît de plus en plus improbable que l’on se dirige vers un véritable accord de sortie entre l’UE et le Royaume-Uni. En cas de refus, de cet accord, il faudra bien en venir vers l’acceptation d’un Brexit « brut de décoffrage ».

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Cette hypothèse ne fait pas vraiment l’unanimité dans la perfide Albion.

A tel point que les députés britanniques dont certains sont très clairement gênés aux entournures, préférerait en bon rugbyman, une nouvelle fois, taper en touche. Pour cela, un troisième vote serait organisé pour permettre au Parlement de décider ou non d’un report du Brexit.

Les conséquences mal assumées d’un "Hard-brexit "

Il reste, pour que ce scénario se mette en place, à persuader l’Union européenne d’approuver l'extension du temps de réflection a propos du Brexit. Ceci ne peut se faire qu’avec l’unanimité des états-membres.

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Il faut bien avouer que ce n’est pas la solution qui a la cote. A l’image du négociateur en chef du Brexit Michel Barnier, ou du président Emmanuel Macron, les Européens sont nombreux à mettre le Royaume Uni face aux conséquences d’une situation qu’ils ont déclenché. Cependant, si les 27 sont d’accord, on pourrait se remettre autour d’une table pour aboutir à un nouvel accord, lequel sera une fois encore soumis au vote du Parlement britannique.

En fait, la dureté de l’Europe, l’accumulation des difficultés et les reports de la décision fait le bonheur des anti-Brexit. Ils voient poindre à la fois des problèmes généraux provenant de situations aux conséquences mal perçues comme ceux concernant la frontière irlandaise. Mais aussi, des bouleversements du quotidien, avec le rétablissement des droits de douane et des contrôles à la frontière britannique qui va impacter par exemple certains Britanniques dont certains sont très dépendant de l’UE en matière de produits alimentaires et de médicament. Les transports vont payer aussi le prix fort.

Un nouveau référendum comme option possible

Du coup, l’idée folle du recours à un nouveau vote se renforce, même si elle reste encore peu probable. Cependant, le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn a tout de même osé dire l’impensable, il y a peu, c’est-à-dire l’éventualité d’un second référendum pour éviter un Brexit sans accord.

Il s’appuie pour cela sur des sondages qui précisent que 48 % des Britanniques réclament un nouveau référendum, contre 34 % qui n’en veulent pas.

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Plus fort, une enquête de You Gov affirme que 48 % des Britanniques préféreraient aujourd’hui rester dans l’UE, contre 38 % qui voteraient pour en sortir avec les conséquences plus précises que l’on connaît maintenant. 14 % serait dans une indécision totale.

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