Le lundi 2 septembre 2019 est jour de rentrée scolaire au Cameroun. Il est 6h du matin lorsque dans la capitale politique, les jeunes élèves et écoliers commencent à écumer les rues de la ville de Yaoundé. Dans certains visages on peut lire la joie, l'anxiété ou encore de la fierté pour ces jeunes apprenants en quête de savoir et de connaissances. Plus de 6 millions d'élèves ont repris le chemin de l'école dans toute l'étendue du territoire.

Ce sont des coups de cloches ou de sifflet qui retentissent dans les établissements scolaires marquant le début de 9 longs mois l'apprentissage.

Lors des passages dans les lycées et collèges, le mot d'ordre était centré autour de la discipline et du travail. C'est ainsi qu'au lycée général Leclerc de Yaoundé, le surveillant général a recommandé aux élèves à la levée de couleurs de ne pas utiliser de téléphones portables, pas de drogues ni de violences. Par ailleurs les inscriptions se poursuivent et l'affluence dans certains bâtiments administratifs n'a cessé d'augmenter.

Les écoles primaires et privées quant à elles ont vu une recrudescence massive des élèves venus des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO). Ceux-ci ont effectué un déplacement massif quelques jours avant le début de la rentrée pour éviter que des hors la loi n'envahissent les établissements scolaires. "Mes parents et moi avons quitté Bamenda pour fuir les troubles. Nous n'étions plus en sécurité dans notre quartier. Je me sent bien ici à Yaoundé, je n'ai pas encore reçu toutes mes fournitures scolaires, mais d'ici quelques jours j'aurais ma tenue de classe et le reste de mes besoins", a indiqué un jeune lycéen venu des régions du NOSO.

En outre, le 30 août 2019 à Yaoundé, le Ministre de la Défense Joseph Beti Assomo a tenu une réunion sécuritaire dans le but de renforcer la sécurité auprès des établissements, des enseignants et des élèves.

Les régions ont bien accueilli cette rentrée

Dans le camp de Minawao (Mayo Tsanaga), plus de 15.000 élèves ont répondu présents durant cette journée. Différemment de l'année dernière où 12.134 élèves ont été enregistrés, la rentrée 2019-2020 fait suite à une majorité d'enseignants qui sont également des réfugiés. La région de l'Adamaoua a vu une affluence de plus de 71.000 élèves rassemblés pour le retour en classe.

Les mots d'ordre étaient de s'enquérir de la liste des présents, de l'emploi du temps, du règlement intérieur ou encore de l'hymne national. À l'Ouest dans la localité de Babadjou l'accent à été porté sur la sécurité (zone frontalière au NOSO), sur la discipline et le respect de la hiérarchie. La présence des jeunes venus des zones du NOSO n'a pas pu empêcher les écoliers de l'Ouest d'ouvrir leurs cahiers.

L'éducation pour tous est obligatoire

La région du Littoral s'est illustrée par la descente sur le terrain du Gouverneur Dieudonné Samuel Diboua Ivaha, qui a fait le tour des établissements primaires, maternelles et secondaires. À cet effet, il s'est prononcé en continuant la campagne intitulée "OpenSchoolsNow" qui vise à promouvoir l'école pour tous dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Cette campagne a été lancée dans toute l'étendue du territoire et prônée par toutes les couches sociales.

Les artistes, les enseignants et même les hommes politiques se sont honorablement prêtés à cette campagne de sensibilisation pour l'éducation pour tous dans les régions du NOSO.

Toutefois, dans la zone du Sud-Ouest dans la ville de Buéa, Bernard Okalia Bilaï Gouverneur de la localité a passé un message d'encouragement aux personnels et aux élèves qui s'y sont rendus. Par ailleurs, le lancement national pour cette année 2019-2020 s'est passé dans la région du Nord (Garoua) avec la participation de 90.000 enseignants dans tous le pays. Les jeunes apprenants peuvent enfin reprendre le chemin de l'école en toute quiétude.

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