Le 6 janvier 2020, a été une journée morbide pour le Cameroun et le Nigéria. Une explosion mortelle est survenue au marché de Ngala, dans la zone Gambaru/Fotokol ente la frontière Nigéria/Cameroun.

Sachant que ces deux pays voisins et amis, luttent quotidiennement contre les attaques perpétrées par Boko Haram, la sécurité est mise en avant concernant la protection des populations. Les comités de vigilance de commun accord avec les FDS (Forces de Défense et de Sécurité) sillonnent de nombreux villages et localités qui subissent quelquefois ces actes terroristes. L'État du Cameroun prend régulièrement des mesures pour assurer la gestion du patrimoine et du vivre ensemble dans le septentrion.

Une explosion mal placée

L'explosion survenue ce lundi 6 janvier 2020, quant à elle, n'est nullement kamikaze, et aucune revendication n'a encore été prononcée jusqu'à ce jour. En effet, il s'agit selon le ministère de la Défense de deux enfants de sexe masculin qui seraient la cause première de ce désastre au marché périodique de Ngala.

Ces jeunes enfants encore dans la candeur de l'enfance, (du coté nigérian du pont sur la rivière El Beid, entre Gambaru au Nigéria et Fotokol au Cameroun), ont subi les affres d'une arme mortelle. Il s'agissait bel et bien d'une grenade explosive. Cet engin explosif a sans doute été ramassé par ces jeunes garçons dans les sables de la localité abandonné par des terroristes ou des malfrats.

Ils se sont sans doute promis de le revendre pour se faire un peu d'argent sur le marché sans véritablement connaître la gravité de son usage. C'est donc en voulant le manipuler qu'ils auraient accidentellement provoqué l'explosion, confirme le ministère de la Défense. Elle a créé de nombreux dégâts parmi les personnes présentes à leurs côtés, dont 9 personnes qui ont perdu la vie.

Le Cameroun vient en aide aux victimes

Cette déferlante a laissé un bilan assez lourd entre les deux frontières. On compte 9 morts de citoyens nigérians, et 21 blessés à divers degrés de nationalités camerounaises, selon un bilan de l'AFP. Les blessés victimes de cette défaillance guidée par l'insouciance, ont été conduits dans les structures sanitaires les plus proches.

Les centres médicaux médicaux de Fotokol au Cameroun, et ceux de Gambaru au Nigéria ont été les premiers à accueillir ces blessés. Les nombreuses investigations et recherches ont manifestement permis d'éliminer la thèse d'une éventuelle attaque kamikaze.

Un communiqué provenant du CF Cyrille Serge Atonfack, chef de division communication du Ministère de la Défense, est d'ailleurs venu confirmer cette assertion. La vigilance est donc recommandée dans ces régions afin d'éviter une nouvelle explosion. Les mines anti-personnelles, les grenades et autres objets oubliés ou expressément implantés, devraient sans doute faire l'objet de sensibilisation pour les populations.

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