L'actualité cinématographique du moment fait la part belle aux réalisations des humoristes. Alors que La Ch'tite famille, par et avec Dany Boon, avait marqué le meilleur départ d'un film en cette année 2018. Le box-office français a une nouvelle tête d'affiche ; Tout le monde debout, de (et avec également) Franck Dubosc, une comédie traitant de la difficulté de trouver l'amour pour les personnes atteintes d'un handicap, semble avoir éveillé la curiosité des spectateurs, et ce malgré les critiques. Celles-ci reprochent principalement le choix de la valide Alexandra Lamy pour interpréter une femme paraplégique, et non une comédienne véritablement en fauteuil.

Cela n'a cependant pas rebuté le public qui s'est déjà montré extrêmement présent en salle alors que le film entame seulement sa deuxième semaine d'exploitation : une prouesse pour ce premier essai de l'humoriste sous la casquette de réalisateur.

Pitch

Jocelyn (Franck Dubosc), bientôt la cinquantaine, une belle carrière derrière lui, et devant un défilé de femmes, est un mythomane assumé. Malgré les incompréhensions chroniques de son meilleur ami et médecin Max (Gérard Darmon), ce coureur de jupons - et prochainement du marathon de Paris - ne compte pas changer de vie. Cependant, c'est sans compter sur sa rencontre fortuite avec Florence (Alexandra Lamy), une femme active et paraplégique. Le plus hasardeux reste néanmoins que Jocelyn se fait passer pour handicapé lui aussi, et ce qui n'était au départ qu'un défi personnel risque de se transformer en véritable cas de conscience, d'autant plus si des sentiments venaient à naître entre eux...

Avis

Les quelques maladresses sont vite oubliées grâce aux touches d'humour saupoudrées du début à la fin du film. Et si les rires se sont fait entendre dans la salle de Cinéma, je ne doute pas un instant que mes voisins spectateurs se sont eux aussi laisser attendrir par ces personnages tous touchants à leur manière. Le casting est restreint (et glorieux, il faut l'admettre) mais chacun y a sa place, sa personnalité, son panache même.

Un point bonus revient toutefois à Alexandra Lamy, dont la prouesse et la sincérité sont un ravissement - qui ne tomberait pas amoureux de ce sourire ?

Il faut également relever le soin apporté au cadrage. La réalisation de Tout le monde debout n'a rien de surprenante ou d'innovante, mais c'est une comédie qui nous propose quelques images poétiques, une attention appréciée, de même pour les parenthèses musicales qui nous transportent brièvement vers d'autres univers et ambiances.

Loin des comédies un peu redondantes de ces dernières années, ce premier long-métrage de Franck Dubosc est une réussite qui reste modeste, mais fait plaisir à voir et semble de bonne augure pour cette nouvelle carrière de l'humoriste. Pour savoir enfin si le film offre ou non un happy-ending, rendez-vous en salle !