Il faut féliciter et remercier le Président Emmanuel Macron de dire tout haut ce qu’il veut pour l’Europe et la France au sein de l’Union européenne. Le Président Macron a décidé de mener un combat de tout instant contre les principaux membres du groupe de Visegràd qui sont pour une politique restrictive en matière d’immigration et pour une valorisation de la souveraineté nationale. On parle du groupe de Visegràd mais on ne le connait pas suffisamment. C’est un groupe formé en 1991 par quatre pays d’Europe centrale : la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque et la Slovaquie qui s’opposent à une Union européenne acceptant une politique libérale en matière d’immigration alors que ces pays valorisent la souveraineté nationale.

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Sur le plan historique, le groupe de Visegràd est le résultat d’une alliance historique entre les Rois de Bohème, de Hongrie et de Pologne en 1335 dans la ville hongroise de Visegràd, ce qui a permis de cimenter dans la mémoire collective les alliances entre ces quatre pays.

Après la dislocation de l’Union soviétique et la fin de la guerre froide, ces pays ont décidé de constituer un quatuor de Visegràd afin de lancer le processus d’intégration européenne. Très vite, la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque et la Slovaquie ont procédé à un rapprochement avec l’Europe occidentale et les Etats-Unis. Ils ont été intégrés dans l’OTAN dès 1999 (2004 pour la Slovaquie) puis à l’Union européenne lors du grand élargissement de mai 2004. Avec la problématique des migrations, l’Autriche et l'Italie ont rejoint actuellement ces pays en contestant le bien-fondé d’une Europe ouverte à l’immigration et qui régule les flux migratoires.

Le groupe de Visegràd opposé à Emmanuel Macron

Le groupe de Visegràd gagne en notoriété sur la manière de construire l’Europe depuis l’automne 2015.

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Les problèmes migratoires ont malheureusement remplacé les questions de l’unification politique de l’Europe que les pays du Visegràd dénoncent. Pour la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et aujourd’hui l’Autriche et l’Italie, l’Europe est devenue une "passoire" car elle favorise les migrations venues d’Afrique et du Moyen-Orient aux dépends de populations européennes locales. Les pays membres du groupe de Visegràd critiquent le fédéralisme les élites bruxelloises et le Président Macron car ils estiment que lui et Juncker (Président de la commission européenne) contribuent à affaiblir l’Union européenne en privilégiant l’ouverture trop grande de l’Europe aux flux migratoires. Les pays du Visegràd ont mis en avant le concept de solidarité flexible qui permet de laisser les Etats libres de leur forme de contribution à la politique migratoire. Or, pour l’Allemagne et la France, la politique de l’UE sur cette question doit être fondée sur l’unité et la fermeté des solutions.

Il s’agit de contenir les flux migratoires, de les réguler, de favoriser leur traitement en matière de répartition dans l’ensemble des pays de l’Union européenne. Pour les pays membres du Visegràd, ceci reste inacceptable car, disent-ils, ils n’ont pas, au cours de leur histoire, été confrontés à la colonisation, ni au Moyen-Orient, ni en Afrique.

La question des migrations reste irrésolue dans l'UE

Les dirigeants de l’union européenne ont traité de trois questions essentielles au cours de cette réunion informelle : migrations, sécurité intérieure et Brexit. Sur la question des migrations, la plupart des pays membres expriment leur désir de renforcer la coopération avec les pays dont sont originaires les populations qui migrent vers l’Europe en proposant le développement des pays africains et moyen-orientaux afin de stabiliser les populations migrantes. Nous sommes là dans un marché de dupes et de politique inutile car, s’il y a départ des populations d’Afrique et du Moyen-Orient vers l’Europe, cela est en partie dû à la mauvaise gouvernance des dirigeants africains et moyen-orientaux ; mais on peut aussi montrer que les pays de l’Union européenne sont responsables de cette mauvaise gouvernance car, au nom de leurs intérêts économiques, ils supportent à coup d’aides publiques au développement les différents présidents-potentats en Afrique et au Moyen-Orient. Favoriser le développement en Afrique pour éviter que les Africains viennent en Europe est un faux discours de travestissement intellectuel car la plupart des institutions et des dirigeants de l’Union européenne sont d’accord avec les agissements anti-démocratiques des dirigeants des pays originaires des migrants.