"Un petit prince au pays des mollahs", est une bande dessinée différente des autres qu'il ne faut pas faire apparaitre comme un drame survenu il y a plusieurs dizaines d'années en Iran mais plutôt comme un sujet toujours d'actualité. En 1988 il y a eu une grand massacre des prisonniers politique en Iran.

Dans cette bande dessinée on rend hommage à un frère qui a perdu la vie lors de ce tragique drame de l'histoire.

On y retrouve également un témoignage poignant en hommage aux disparus. Aujourd'hui impuni, on peut lire entre les lignes qu'il s'agit aussi d'un appel à la justice.

Un ouvrage Touchant et historique

"Ce n’est pas une histoire pour enfant ", sont les premiers mots du préface de la bande dessinée signée Ingrid Bétancourt. On est tout de suite plongé dans le grand bain d'une aventure touchante sous fond d'Histoire avec un grand 'H'.

L'auteur insiste sur la nécessité de témoigner d'une histoire vraie avec la présence de personnages réels qui ont participé aux événements. Tout cela se déroule, dans un climat douloureux, un passé qu'on ne pourra jamais effacer.

L'histoire se déroule en 1979 en Iran, le nouveau pouvoir en place ne cesse de trahir un population en souffrance. Dans un climat politique d'instabilité que connait l'Iran, l'ouvrage permet de transmettre le passé d'un pays aux générations futures afin qu'elle ne tombe pas dans le piège des intégristes qui ont tendance à utiliser la religion pour véhiculer leurs idées.

Il ne s'agit en aucun cas de stigmatiser la région, mais combattre l’extrémisme pour les idées et par l’action: essentiel pour l'avenir.

Un «livre si profondément émouvant », écrit dans une lettre Jean Ziegler, écrivain, sociologue et homme politique. Il est actuellement membre du comité consultatif du conseil des droits de l'homme des Nations unies. Il a ajouté « Ahmad est l’honneur de l’humanité.

Lui – et les autres 30000 martyrs de 1988 – ont, par leur sacrifice, par leur exemple lumineux de courage, d’amour du peuple – ouvert la voie à un Iran libre, démocratique et heureux. L’horrible crime des mollahs ne restera pas impuni.»

Une histoire sous forme de message

Après un procès expéditif, le héros, condamné à vingt ans de prison sans motif, idécide alors de s'évader de la prison dans laquelle il était enfermé depuis huit mois.

Il ne savait pas que son frère Ahmad de 16 ans - qui ressemblait beaucoup au Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry de par ses cheveux blonds et sa grande curiosité - était emprisonné dans la même prison.

Ce n’était pas la première fois. Entre 1980 et 1981, il avait déjà été capturé et torturé plusieurs fois pour avoir participé à des meetings des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), l’opposition démocratique aux mollahs.

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