Qassem Soleimani disait que le régime iranien était hors pair en matière de « guerre asymétrique ». Une déclaration rendue publique dans un discours diffusé après son élimination. Ce qu’il appelait la guerre asymétrique, c’est la traduction du terrorisme, du massacre des innocents et de l’usage de l’arme chimique contre les civils comme en Syrie. De fait, le régime de Téhéran ne tire son pouvoir d’aucune légitimité populaire ou influence d’entités démocratiques mais de la répression, du terrorisme et de prises d’otage, sous leur forme théorisée.

Le terrorisme d’Etat

C’est après l’instauration de la théocratie à Téhéran que les prises d’otage ont fleuri dans le monde. Le terrorisme d’Etat était institué. A maintes reprises, la dictature religieuse a pris en otage des citoyens occidentaux pour faire avancer ses objectifs politiques ou obtenir la libération de ses propres terroristes emprisonnés. Elle n’a pas hésité à négocier des rançons. Elle a été jusqu’à prendre en otage la vie politique de pays comme le Liban, l’Irak ou la Syrie. Elle a assassiné des centaines d’opposants à l’étranger.

Qassem Soleimani en était le cerveau cruel. Avec sa mort, Téhéran perd un organe vital, d’où les lamentations sans fin et les trois jours de deuil déclarés par les mollahs.

La guerre asymétrique de Soleimani et de Khamenei ce sont ces dizaines d’enfants tués, des parents ravagés par la douleur, le désespoir de millions de familles poussées à l’exode sur les routes de Syrie, de Turquie et d’Irak, l’effroi dans les yeux des Irakiens face aux milices cruelles et sanguinaires, les marchés de Bagdad et d’ailleurs qui explosent avec leurs chalands de cadavres et de sang, des villes entières de Syrie soumises au blocus, aux bombardements et à la faim.

La guerre asymétrique, c’est l’arme d’un régime qui viole ouvertement toutes les lois internationales que réclament aujourd’hui à cor et à cri contre la Maison Blanche les tenants en Europe de la complaisance avec les mollahs, tenants qui ont fermé les yeux sur tous ces crimes de guerres et crimes contre l’humanité.

Un coup irréparable

La mort de Soleimani est un coup irréparable porté à la politique belliciste du régime iranien dans la région.

Si dans les médias occidentaux on a trouvé des chœurs de pleureuses pour se lamenter avec Khamenei de la disparition de ce clone de Himmler, les rues d’Irak et de Syrie qui ont tant souffert dans leur chair, ont, cette fois, explosé de joie. Et si la terrible répression qui s’est abattue sur l’Iran avec le soulèvement national de novembre avait baissé l’un cran, la joie cachée des Iraniens aurait aussi illuminé le ciel de ce pays. 1500 innocents abattus sur ordre de Khamenei par les snipers de la force Qods que commandait le sinistre Soleimani. Plus d’un Iranien a dénoncé l’interdiction faite aux familles des victimes d’organiser des funérailles, tandis que le régime déployait toutes ses forces durant trois jour pour enterrer leur bourreau.

Le fait est que le pouvoir clérical est sérieusement ébranlé par les révoltes populaires en Iran et en Irak. La jeunesse insurgée a pris de court la dictature religieuse par sa virulence, son courage et sa détermination. Malgré le carnage, les jeunes aux mains nues tiennent bon et réclament la liberté. La peur a changé de camp. La mort de Qassem Soleimani sonne un changement de phase et annonce l’arrivée du printemps au Moyen-Orient avec la fin de l’hydre dont le cœur bat à Téhéran.

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