Deux points principaux sont à l'ordre du jour de la rencontre entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux ce lundi 19 Mars. Outre la redéfinition du barème des sanctions prises à l'encontre des demandeurs d'emploi qui "abusent des règles", les négociations porteront également sur la gouvernance de l'Unédic, l'organisme chargé de la gestion de l'assurance-Chômage en collaboration avec les services de Pôle Emploi. Actuellement, les syndicats de patrons et de salariés définissent - seuls - les principes qui régissent le versement des allocations aux chômeurs.

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De son côté, l'Etat ne fait qu'agréer les conventions signées lors de ces discussions.

Mais le gouvernement d'Edouard Philippe souhaite être davantage impliqué dans cette gouvernance. Pour s'en justifier, la ministre du Travail Muriel Pénicaud évoque la dette de près de 34 milliards d'Euros dont souffre l'Unédic : "Sans la garantie de l’État sur cette dette, le système volerait en éclat", ajoutait-elle la semaine dernière devant la presse.

En revanche, il n'est pas question de nationaliser l'assurance-chômage.

En effet, la ministre rappelle la nécessité de discussions entre les partenaires sociaux, mais elle estime que l'Etat pourrait également s'asseoir à la table pour une gestion "tripartite". Cela lui permettrait de donner "un cadre, y compris financier" aux négociations.

Déjà, certains syndicats voient d'un mauvais oeil l'implication du gouvernement dans les discussions. Selon les propos d'un responsable recueillis par La Croix, "quand tout le monde s’en mêle, il est rare que ce soit très efficace".