Hier 23 Mai, les agents de la SNCF vivaient leur 21ème jour de grève depuis l'annonce par le gouvernement d'une réforme qui va changer les habitudes des Français dans le train et le quotidien des cheminots. Entre la libéralisation du secteur par son ouverture à la concurrence et la profonde transformation du statut des salariés du groupe, les motifs de grogne sont nombreux. Un référendum interne, baptisé Vot'Action et organisé par les cheminots eux-mêmes, vient de révéler que 95% d'entre eux ne voulaient pas de cette nouvelle loi.

De son côté, la direction de la SNCF, par la voix de son PDG Guillaume Pépy, rappelle qu'une "expression des salariés est toujours respectable", mais fustige l'organisation de ce vote, dont le taux de participation s'est élevé à 61% selon l'intersyndicale. Dans les colonnes de Nice Matin, le patron du groupe répète son soutien total à la réforme gouvernementale qui, selon lui, va permettre l'évolution de trois facteurs essentiels au développement des chemins de fer français :

- Les pannes seront moins nombreuses grâce à davantage "d'investissements de modernisation"

- Les trains seront, eux, plus nombreux grâce à l'ouverture du marché à la concurrence

- Les usagers pourront choisir entre différents prestataires en toute conscience, comme ils le font déjà depuis quelques années dans des secteurs comme les télécoms ou l'électricité.

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