Le gouvernement d'Edouard Philippe ouvre actuellement un nouveau chantier, celui de la réforme des retraites. Un Haut-Commissaire, en la personne de Jean-Paul Delevoye, a été nommé pour rédiger ce projet de loi, qui devrait profondément transformer le système de pensions que nous connaissons en France depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. L'exécutif souhaite en effet se diriger vers un système de retraite par points, que chaque Français capitaliserait sur un compte individuel tout au long de sa carrière professionnelle.

Assistons-nous donc à la disparition de l'âge minimum légal de départ en retraite, fixé en 2017 à 62 ans ? Lors de sa campagne électorale, Emmanuel Macron avait promis de ne pas modifier ce critère. Mais dans les faits, Jean-Paul Delevoye, interrogé par Le Parisien, l'admet : "Dans un système à points, la notion de durée disparaît" au profit d'un "arbitrage personnel". Chaque Français pourra-t-il donc choisir le jour où il arrêtera de travailler ?

Pas vraiment.

En Suède, où il n'existe aucun âge minimum légal, certains décident de prendre leur retraite beaucoup trop tôt. Ils reçoivent alors des pensions minimes, accentuant leur niveau de précarité. Pour éviter que la même situation se produise dans l'Hexagone, Jean-Paul Delevoye préconise de garder un seuil en-dessous duquel les Français ne peuvent pas quitter leur emploi. L’âge actuel de 62 ans devrait ainsi être maintenu.

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