Jean-Luc Mélenchon s'est fait fort ce jeudi après-midi d'envoyer un message cinglant au président de la République, Emmanuel Macron, en déplacement depuis le 1er mai en Australie... L'opposition aux réformes du gouvernement continuera à se mobiliser en blocs contre lui, au-delà de la campagne de discrédit dont il estime être la victime.

Il faut dire qu'au moment de s'exprimer sur France Bleu, le chef de file des députés de la France Insoumise à l'Assemblée semblait fortement courroucé par la pique lancée un peu plus tôt par le président de la République.

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Un coup bas qu'il estime « indigne » du Chef de l'État, étant donné sa condamnation ferme vis-à-vis des casseurs ayant dévoyé la manifestation parisienne de la fête du travail contre la conduite de la politique gouvernementale.

Pas d'amalgames entre Insoumis et violents

Le politicien de 68 ans n'a pas digéré le tacle glissé par Emmanuel Macron à la presse depuis Sydney. Le Chef de l'État estime en effet que les auteurs d'actes violents pourraient bien trouver leur inspiration dans des discours d'agitation nourris par certains responsables politiques.

Une allusion à peine voilée au leader insoumis qui appelle depuis peu de ses vœux à une révolution de la rue contre la politique du gouvernement d'Édouard Philippe.

Piqué au vif, Mélenchon a appelé l'Exécutif à arrêter l'escalade verbale dont il estime qu'elle ne produira que de la violence. En réponse ce soir, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a pour sa part invité les élus LFI à éviter les insinuations douteuses sur les pratiques de l'Etat.

Pour Mélenchon, une tentative de diversion

Il faut dire que depuis la flambée des contestations avec la SNCF, Jean-Luc Mélenchon fustige les tentatives répétées de l'Exécutif de distraire l'opinion.

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Le député des Bouches-du-Rhône a par ailleurs assuré que le président de la République avait peur de la confrontation, tout en assurant préparer une coalition prochaine entre sa formation politique et les syndicats.

Il n'en reste pas moins que la position de l'ancien sénateur reste très ambiguë. S'il condamne avec la dernière énergie les actes de violence survenu à Paris mardi, il laisse entendre que le gouvernement entretiendrait une violence sociale plus terrible encore. Une façon pour certains insoumis de noter leur compréhension d'un ras-le-bol qui conduirait à cette flambée de tensions.