Déjà adopté en Juin dernier en première lecture par les députés, le projet de loi "Avenir Professionnel" de Muriel Pénicaud est actuellement entre les mains des sénateurs. Ces derniers vont notamment devoir traiter un amendement proposé par la ministre du Travail elle-même, qui propose de supprimer l'Allocation de Solidarité Spécifique, perçue par certains chômeurs en fin de droits, pour la remplacer par une nouvelle allocation-chômage de longue durée. Ses contours devront être précisés par les partenaires sociaux qui se réuniront à partir du mois de Septembre.

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Outre cette mesure-phare, le texte gouvernemental prévoit également l'instauration d'un système plus sévère de bonus-malus pour lutter contre le recours toujours trop fréquent aux contrats courts. Les entreprises habituées à la signature de ces contrats dits précaires pourraient ainsi être davantage sanctionnées. Mais le Sénat, dont le groupe majoritaire est celui des Républicains, aurait déjà l'intention de supprimer cette mesure, même si ce sera finalement l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot, et qui pourra réinstaurer le dispositif dans la loi avant son vote définitif.

Par ailleurs, les Sénateurs souhaitent aussi redonner du pouvoir aux régions. En effet, certaines délégations sur le thème de la formation leur sont retirées dans le projet de loi de Muriel Pénicaud, qui préférerait désormais les confier directement aux branches professionnelles.