Edouard Philippe s'est exprimé dimanche suite aux nouvelles violences qui ont été commises en marge des manifestations des gilets jaunes qui s'étaient réunis pour leur acte VI. Initialement prévue à Versailles, où le château avait été fermé pour des raisons de sécurité, c'est finalement à Montmartre qu'a eu lieu la manifestation des gilets jaunes avant de descendre dans les rues de Paris et envahir à nouveau les Champs-Elysées.

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Cet acte VI a été marqué par de nouvelles violences auxquelles le chef du gouvernement et le président de la République, Emmanuel Macron ont réagi.

Gilets Jaunes : une acte VI émaillé de violences

Le rassemblement annoncé à Versailles n'a pas eu lieu. Les gilets jaunes se sont rendus à Montmartre à l'appel d'Eric Drouet, un des leaders du mouvement. Mais le rassemblement a été de courte durée puisque les gilets jaunes se sont rapidement faits évacuer par les forces de l'ordre qui sont intervenues en hâte voyant le mouvement prendre forme sur le parvis de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

L'acte VI des gilets jaunes a été émaillé de violences
L'acte VI des gilets jaunes a été émaillé de violences

Dans la soirée, de nouvelles violences sont venues entacher les manifestations et le mouvement des gilets jaunes qui existe désormais depuis plus d'un mois. Une vidéo montre plusieurs policiers pris à partie par les manifestants leur jetant des trottinettes électriques et autres formes de projectiles présentes dans la rue. Un des policiers a même sorti son arme avant de prendre la fuite, l'un d'entre eux étant blessé.

L'exécutif réagit aux violences

Le Premier ministre n'a pas pu s'empêcher de réagir face à ces nouvelles violences.

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Le chef du gouvernement s'est exprimé déplorant "ces déclarations parfois empreintes d’antisémitisme, ces violences, cette volonté de casser, d’attaquer délibérément les forces de l’ordre" tout en affirmant qu'il ne confondait pas ces manifestants violents avec ceux qui avaient de véritables revendications.

Emmanuel Macron, actuellement au Tchad avec les soldats français a aussi dit qu'il "assumait" le recul sur la taxe carbone. "C’est maintenant l’ordre qui doit régner, le calme et la concorde. Notre pays a besoin de ça […] Il faut apaiser les divisions" a-t-il affirmé.

Le gouvernement souhaite des mesures fortes et exemplaires suite aux violences commises contre les forces de l'ordre. La période de Noël entraînera peut-être une accalmie mais le noyau dur du mouvement ne semble pas vouloir baisser les bras de sitôt.

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