Fiscalité, services publics, éducation... Emmanuel Macron est sur tous les fronts depuis l'ouverture du Grand débat national. Jeudi, c'est sur le thème de l'écologie que le chef de l'Etat avait axé son déplacement dans la petite commune de Gréoux-les-Bains. Une séquence durant laquelle il se fera interpellé par un collégien de Saint-André des Alpes quant aux ambitions portées par l'exécutif.

Il faut dire que le thème avait jusqu'à présent été très peu abordé dans les réunions. Avec la problématique du pouvoir d'achat principalement mise en lumière par les Gilets jaunes, l'environnement se voyait désormais relégué au second plan.

Un constat auquel le président de la République a voulu remédier en débattant jeudi avec 400 personnes dans les Alpes de Haute-Provence.

A l'occasion, certains collégiens ont pu lui exprimer leurs inquiétudes pour l'avenir. C'est le cas notamment de Charlie qui s'est interrogé sur ce que le locataire de l'Elysée entendait par écologie, alors qu'en France, des usines ont la possibilité de déverser leurs déchets en mer sans rendre de comptes.

Il s'est également étonné que les pesticides continuent à être utilisés, ou encore que 20.000 tonnes de déchets électroniques font la navette entre l'Europe et le Nigeria.

Macron attentif à l'impatience des jeunes

Face à cette situation pour le moins préoccupante, le jeune collégien de Saint-André n'a pas hésité à prendre à parti Emmanuel Macron afin de réclamer une réaction rapide du gouvernement !

La séquence aura d'ailleurs le mérite d'être chaleureusement accueillie par l'assistance composée de jeunes, de maires, d'agriculteurs, mais aussi de responsables associatifs de la région du Verdon.

En réponse, le chef de l'Etat a tout d'abord noté sa compréhension vis-à-vis de "l'impatience de la jeunesse". La transition écologique demande à "passer d'un modèle à l'autre", et c'est un défi dont il assure qu'il prendra sa part à allant beaucoup "plus vite" et "plus fort" dans les mesures avancées par l'exécutif. Il entend ainsi donner plus de pouvoirs au local, mais aussi changer de méthodes.

Replacer l'environnement au centre du jeu

D'un autre côté, interrogé par le jeune sur les raisons financières qui ont poussé la France à négliger l'écologie, le Président a indiqué que "le modèle du tout argent est terminé". Il insiste toutefois sur la nécessité de continuer à produire, actant que l'argent ne doit être ni détesté ni adoré ! Il entend tout simplement qu'il faudrait pour l'avenir le voir comme un moyen de faire les choses.

Pas d'environnement au détriment de l'économie donc, mais aussi, plus de production au détriment de l'environnement. L'équilibre s'annonce compliqué, mais pour son dixième déplacement à une semaine de la fin du Grand débat, Emmanuel Macron se veut confiant. Il lui restera encore à rencontrer les élus de quatre régions : la Corse, la Bretagne, les Pays de la Loire, et les Hauts de France.

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