Santé, éducation, violence, nombreux sont les domaines où la femme en France est lésée ou peu protégée. C'est à l'occasion de cette 41e journée internationale des Droits des femmes, ce jeudi 8 mars, qu'Edouard Philippe promet une cinquantaine d'actions concrètes pour faire évoluer l'égalité entre les hommes et les femmes et lutter contre les violences sexuelles. Aujourd'hui, le gouvernement a présenté son programme pour les années à venir. Pour cela, Edouard Philippe dans la popularité est en hausse [VIDEO] a installé son pupitre à l'Institut Curie et convoqué l'écrivaine et réalisatrice Virginie Despentes à son discours.

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Le premier Ministre était également entouré de Marlène Schiappa [VIDEO], la Secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Mounir Mahjoubi, le président du Conseil national du Numérique, et les ministres du Travail, de l'Education et de l'Enseignement Supérieur.

Égalité professionnelle

Pour que les femmes puissent accéder plus facilement aux postes à responsabilité, un réseau de mentorat est en projet de création. De plus, nous remarquerons que dans les entreprises de plus de 50 salariés, des écarts injustifiés de presque 26% sont présents dans les salaires. A partir de 2022, des sanctions contre les entreprises seront mises en places comme des pénalités financières. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail annonce "7 000 contrôles par an" contre seulement 1 700 à ce jour. Pour aider les contrôleurs, un logiciel anti-inégalités pourra détecter et calculer les écarts de salaires dès 2019.

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Education

A partir de la rentrée 2019, un "référent égalité chargé d'identifier les problèmes" sera élu dans tous les établissements scolaires. Cette mesure s'inspire d'une initiative faite par un lycée du Val d'Oise. Dans la branche de l'enseignement supérieur, le but sera d'attirer plus de femmes dans la filière scientifique. Le Premier ministre vise "40% de femmes d'ici 2020".

Violences

Pour lutter contre les violences conjugales, Edouard Philippe tient à mettre l'accent sur les "atteintes contre les droits des femmes". Des contrats locaux seront signés entre magistrats, préfets, associations et hôpitaux pour mettre en place une "alerte réseau" afin de mieux déceler les violences conjugales. Les femmes victimes pourront alors accéder à une plateforme de géolocalisation des hébergements d'urgence pour trouver un refuge, et "5 000 places d'hébergement seront garanties dès 2018" promet le Premier ministre.

Cette initiative concerne également les demandeuses d'asile victimes de maltraitance ou de violences.

Plus de 600 000 femmes sont victimes de violences sexuelles chaque année et uniquement 3% des viols aboutissent sur un procès aux assises. Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, a annoncé qu'une plateforme de signalement des violences sexuelles sera lancée sous forme de messagerie instantanée. Elle pourra également prendre la forme d'un forum de discussion qui permettra de mettre en relation les femmes victimes et des professionnels qui les aiguilleront vers les démarches à effectuer en cas d'agression.

Une amende allant de 90 à 750 euros pour "outrage sexiste ou sexuel" sera mise prochainement mise en place par le gouvernement en cas de harcèlement de rue. Seront considérés comme un délit les sifflements, les propos injurieux ou les remarques obscènes à l'encontre des femmes dans tout espace public. En revanche, cette infraction de ra être constatée par un membre des forces de l'ordre.

Afin de mener à bien toutes ces nouvelles mesures pour améliorer les conditions des femmes en France, le gouvernement pourra s'appuyer sur une enveloppe de 420 millions d'euros "en interministériel".