Promesse d’une révolution à venir, l’Intelligence artificielle suscite autant effroi qu’excitation. Pourtant, nombreux sont les analystes à s’accorder sur le potentiel prometteur de cette technologie qui devrait s’immiscer dans nombre d’entreprises dans les années à venir.

Cédric Villani, mathématicien et député LREM, a dévoilé un rapport complet en six parties avec des propositions pour faire de la France un acteur majeur de l’intelligence artificielle.

Emmanuel Macron a par ailleurs réaffirmé cet engagement lors d’un discours le 29 mars au Collège de France.

Retour sur les mesures qui seront prises pour faire de la France un champion de l’intelligence artificielle.

Cédric Villani dévoile son plan de bataille pour l’IA

Le 28 mars sur France Inter, le député LREM Cédric Villani déclarait que nous n’étions pas parmi les pays les plus en avance en matière d’intelligence artificielle, une tare française qui pourrait pourtant favoriser l’émergence d’entreprises puissantes en France.

Le rapport du député préconise ainsi l’émergence d’un écosystème européen de la donnée, de façon à rendre transparent son accès, et sa circulation dans l’UE.

Selon Villani, la France doit en priorité développer l’intelligence artificielle dans les domaines de la santé, la défense, les transports et enfin l’environnement. Pour ce faire, le rapport rendu cette semaine entrevoit la formation du triple de personne qu’actuellement à cette nouvelle technologie à l’horizon 2020.

L’éthique primordiale pour éviter les dérives

L’intelligence artificielle, si elle est vectrice de croissance incontestable, fait aussi peur à bon nombre de français, bercés par ses possibles dérives souvent montrées dans les films de science-fiction dystopiques américains.

Cette peur est cependant totalement balayée par le rapport de Cédric Villani.

Le député insiste donc sur une grande vigilance en ce qui concerne les « boîtes noires », soit des systèmes algorithmiques qui commandent l’IA et qui ne laissent pas entrevoir ses « organes ». Ainsi, pour éviter que la machine ne prenne elle-même des décisions préjudiciables, les algorithmes devront être contrôlés avec parcimonie, puisque déjouer l’opacité de ces « boîtes noires » se révèle être un enjeu démocratique majeur afin de préserver nos libertés.

Le Président de la République Emmanuel Macron a par ailleurs surenchéri en reprenant point par point le rapport de Villani et en réaffirmant l’engagement de la France dans la bataille de l’intelligence artificielle dans son discours du 29 mars au Collège de France.

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