Longtemps opposé à l'intervention des forces de police dans son université, le président de Rennes-2 dans l'Ile-et-Vilaine, Olivier David, a dû se rendre à l'évidence et faire appel à ces dernières. Le président a en effet affirmé que le dialogue avait été rompu par les bloqueurs et qu'il était donc nécessaire de procéder à l'évacuation. Les partiels de l'université devant se tenir jeudi, cette semaine, les étudiants devaient donc pouvoir avoir accès aux salles d'examens.

Université : les CRS débloquent Rennes-2 ce matin

Sur Twitter, l'UNEF a fustigé "la lâcheté de l'intervention policière qui a eu lieu cette nuit." Avant de rajouter : "Nous prenons acte que la direction de l'université n'a donc aucune parole." Pour cause, une compagnie de CRS soit environ quatre-vingts hommes est arrivée dès 4 h 30 ce matin intervenant suite à la demande du président de l'Université. Sur Twitter, l'intervention a vivement été commentée et critiquée.

La police nationale dont dépendent les CRS a informé que l'évacuation s'était déroulée dans le calme et sans violence.

Les CRS ont dû attaquer les barricades à la meule afin de pouvoir rentrer dans l'université. Une fois rentrés dedans, ils ont délogé les étudiants qui protestent contre la loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants). Comme le note le compte Twitter de l'Assemblée Générale de Rennes-2, certains professeurs étaient présents au moment de l'évacuation.

Rennes-2 : une université à nettoyer de toute urgence

La direction de l'université a informé que les bâtiments et l'administration resteraient fermés pour toutes la journée de lundi. Afin que les partiels puissent se dérouler dans les meilleures conditions possibles, les équipes de nettoyage se sont tout de suite mise au travail. Les vitres, les sols et les murs sont tous remplis de tags comme en témoignent les photos sur Twitter.

De nombreuses montagnes d'ordure montent le long des vitres.

Rennes-2 n'est pas la seule université à avoir été débloquée par les forces de l'ordre. L'université de Nanterre et sa maison des examens ont été débloquées en début de semaine dernière afin de permettre aux étudiants de pouvoir composer pour leurs partiels. Un groupe d'étudiant a aussi été délogé ce matin à 7 h 30 par ces mêmes forces de police à la Trocardière à Nantes.

Ils ont essayé d'empêcher eux aussi la tenue des examens. Après des mois de contestations, le blocage des universités semble toucher à sa fin.

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