Lundi dernier, les députés et sénateurs se sont réunis en commission mixte paritaire et sont parvenus à un accord sur un texte commun sur la réforme de la SNCF. Alors que les cheminots entament leur troisième mois de grève, les débats en CMP tentent de trouver un compromis sur le projet de loi qui reviendra au Sénat à l'Assemblée Nationale mercredi, puis au Sénat jeudi pour un vote en deuxième lecture. Ce mercredi, le projet de loi sur la réforme ferroviaire a été adopté par 452 députés, et ce jeudi 14 juin, le Parlement a adopté définitivement la loi présentée par le gouvernement et Elisabeth Borne, la ministre des Transports.

Pourtant, le mouvement lancé au mois d'avril n'a pas l'attention de cesser et l'action va reprendre de plus belle. Pour Philippe Martinez, le patron de la CGT, "on est loin d'une sortie de grève, il nous faut du concret". Le syndicat va donc poursuivre la mobilisation en juin et en juillet, malgré les examens de fin d'année.

Il y aura bien grève pendant le bac

La CGT, FO et les organisations de jeunesse ont appelé la SNCF à poursuivre la mobilisation le 28 juin. Elles invitent également les étudiants, les travailleurs, les chômeurs, les retraités et les autres syndicats à les rejoindre pour une mobilisation interprofessionnelle sur tout le territoire, afin de combattre "l'explosion des inégalités".

Mais avant cela, trois journées de grève sont prévues, les 18, 22 et 23 juin.

Cependant, deux dates posent problème : le lundi 18 juin est le premier jour de l'épreuve du baccalauréat pour les lycéens français, et le 22 juin, un autre jour d'examen pour ces 700 000 candidats. Malgré les demandes de la CFDT-Cheminots et de l'Unsa-ferroviaire de mettre la grève entre parenthèses pendant cette période d'examens, l'intersyndicale campe sur ses positions : la mobilisation doit être maintenue.

Un dispositif "SNCF Exams" mis en place

Deuxième source de stress pour les lycéens. En plus d'être angoissés par les examens du bac, les élèves devront affronter une grève des transports en commun qui pourrait les mettre en retard et les pénaliser. Alors comment la SNCF va-t-elle réagir face à une telle responsabilité ? La société assure qu'un service minimum de trains sera mis en place ces jours-là.

En cas de retard, la SNCF alertera le doctorat pour permettre de retarder l'épreuve.

Et en cas de souci en plus grave, elle organisera en gare une prise en charge prioritaire des candidats par bus ou taxi. Les employés SNCF seront disponibles dans les gares afin de renseigner et orienter les candidats si besoin. Egalement, pour les étudiants qui souhaiteront rejoindre leur centre d'examen en Transilien ou TER, un numéro d'appel gratuit sera mis en place. Ce numéro permettra aux candidats de prévenir la SNCF en cas de retard pour que la société de chemin de fer prévienne à son tour le centre d'examen.

Ce dispositif, déjà engagé début juin pour les épreuves du CAP et du BEP, sera réitéré les 18 et 22 juin pour le bac, puis le 28 juin pour le brevet des collèges.

La grève va se poursuivre en juillet

Laurent Brun, le secrétaire national de la CGT Cheminots, s'est exprimé ce vendredi matin sur France Info pour confirmer que le mouvement SNCF "allait se poursuivre en juillet". Pour lui, il est hors de question d'arrêter la grève tant que le gouvernement tente de "passer en force". "Nous continuerons à contester cette réforme qui est une mauvaise réforme qui menace le système ferroviaire et le droit des salariés. La bataille continue !" a-t-il conclu lors de son entretien à l'antenne.

Alors que la réforme SNCF a été définitivement adoptée par le Parlement ce jeudi, le projet est toujours contesté par les syndicats de cheminots qui sont bien décidés à poursuivre le combat. Cette grève de la SCNF est à présent la plus longue depuis ces 30 dernières années.

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