La station spatiale internationale a nécessité des dizaines d’années de recherche et des centaines de millions de dollars d’investissement et a été mise en orbite en 1998. Ce sont 13 nations différentes qui ont participé ensemble à ce projet.

Le laboratoire le plus cher du monde

On sait aujourd’hui que l’on peut jouer au ping-pong dans l’espace, ou encore faire pousser des plants de tomates. Mais la station a de nombreux détracteurs, pour qui le jeu n’en valait pas la chandelle !

On parle d’un coût total de plus de 150 milliards de dollars US. Les études de projet ont été lancées dans les années 1970, et l'entretien de la station spatiale représente un coût énorme pour les 13 différents pays partenaires qui y contribuent. Pourtant, on ne sait pas aujourd’hui quels impacts ces découvertes et expérimentations pourront avoir, puisqu'elles ont été faites à plus de 400 km au-dessus de nos têtes.

Les astronautes payent également un lourd tribu à la science, puisqu’après un séjour de 6 mois dans l’espace, la fonte musculaire liée à l’absence de pesanteur est telle qu’ils reviennent sur terre incapable de tenir debout seuls, et ce malgré les 4 heures de sport quotidiennes auxquelles ils s'astreignent.

Des technologies spatiales mises au service de la médecine

Les recherches techniques effectuées pour affronter les problèmes que pourraient rencontrer les astronautes une fois dans l’espace, comme par exemple la technologie du “Bras Canadien”. Ce bras robot mécanique, attaché à la navette, et qui permet par exemple de manipuler des charges dans l’espace, a inspiré de nombreux robots chirurgicaux, en particulier pour les opérations d’ablations de tumeurs.

Une autre technologie canadienne, “EVARM”, qui permet quant à elle de mesurer les radiations auxquelles sont exposées les astronautes, est utilisée par de très nombreuses cliniques de traitement contre le cancer.

La fin de la station spatiale internationale est elle déjà programmée ?

On pourrait imaginer pratiquer ces expériences sur terre dans un simulateur d’apesanteur, comme ceux que l’on utilise pour entraîner les astronautes.

Il n’est cependant pas encore techniquement possible pour les scientifiques de recréer parfaitement les conditions que l’on retrouve là-haut, notamment en ce qui concerne les radiations cosmiques.

Néanmoins, la NASA a annoncé en 2018 qu’elle souhaitait se retirer du programme à l’horizon 2024. La station spatiale internationale pourrait alors, au mieux, être privatisée, ou, dans le pire des cas, désorbitée.

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