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Quel est le niveau d’#anglais des Français ? C’est l’une des questions que se pose l’enquête annuelle de l’#EF (Education First) qui réalise pour la septième fois une étude de la pratique de l’anglais à l’international.

L’EF réalise chaque année depuis sept ans une étude du niveau d’anglais de plusieurs pays dans le monde. Son édition 2017 a récolté les réponses de plus d’un million de personnes, ce qui est un record, dans 80 pays.

Premier enseignement de cette étude, il y a de nombreuses disparités selon les régions du monde dans laquelle on habite. En Europe par exemple, se concentre la population avec le meilleur niveau d’anglais.

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Alors que le Moyen-Orient fait figure de mauvais élève en se classant parmi les plus bas niveaux [VIDEO].

L'étude se penche également sur les niveaux d'étude et de rémunération des personnes ayant répondu au #test. Il en ressort, par exemple, que les managers des entreprises ont tendance à mieux parler l'anglais que leurs supérieurs hiérarchiques à la direction.

La France, quant à elle, se positionne en 32ème place avec un score moyen de 54,39 points. Ce qui correspond à un niveau moyen en anglais.

L'anglais, une langue de jeunes

Autre enseignement sociologique de cette étude, les femmes parlent globalement mieux l’anglais que les hommes. On peut également noter que les jeunes parlent mieux l’anglais que leurs aînés.

Il y a plusieurs explications à ce phénomène. Mais d’abord soulignons le fait que l’étude est réalisée auprès principalement d’étudiants et d’actifs.

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Ce qui signifie que l’étude de l’EF ne permet pas de détailler le niveau d’anglais pour les tranches d’âge au-dessus de 41 (le niveau en moyenne est de 51 points).

La première explication tient dans le fait que les jeunes d’aujourd’hui sont beaucoup plus exposés à l’anglais que ne l’étaient leurs aînés. Par ailleurs, et c’est ce que l’EF retient de cette étude, les jeunes ont globalement un meilleur niveau d’anglais [VIDEO]que les années précédentes. Ce qui tend à prouver que les différentes politiques nationales pour améliorer le niveau d’anglais fonctionnent.

Quelques exemples à retenir. Au Portugal, les programmes télé anglophones sont diffusés en VO sous-titrés afin de sensibiliser les spectateurs à la langue. En Hongrie, le gouvernement mise tout sur les études à l’étranger et finance même généreusement les étudiants qui se lancent dans l’aventure.

Enfin, en Uruguay, pour pallier le niveau très faible d’anglais des instituteurs de primaire, les élèves ont cours à distance avec des anglophones natifs via une webcam installée en classe.

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Le gouvernement leur a également offert une tablette pour qu’ils suivent des cours en ligne.

Comment est effectué le test ?

L’EF a mis en place un questionnaire en ligne qui évalue les aptitudes en anglais, EF SET (Standard English Test). Cela fonctionne un peu sur le même principe que le TOEIC ou le TOEFL, dont les résultats sont souvent très proches. A la fin du questionnaire on obtient un score qui permet de déterminer son niveau en anglais.

Pour communiquer les résultats de leur étude l’EF utilise un système d’échelle allant de niveau très élevé à niveau très faible en anglais, en passant par niveau modéré (la France). En réalité, ce qu’évalue l’EF SET c’est le niveau d’anglais selon les standards de l’Union européenne CECR.

Pour ceux qui ont terminé leur bac encore récemment, cela correspond au niveau A1, A2, B1, B2, C1, C2. Pourquoi c’est important ? Parce que le niveau C2 correspond en théorie au niveau d’un anglophone natif. Ce qui signifie que même les têtes du classement (Pays-Bas, Suède, Danemark Norvège) n’ont en réalité qu’un niveau B2.