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Hyper dangereux pour les humains et les insectes, et interdits en 2016, les néonicotinoïdes ne présenteraient aucun risque en 2020. La plupart des médias nationaux ont souligné les contradictions de l'actuelle ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Le 9 juillet 2016 à Saumur, Barbara Pompili, alors secrétaire d'Etat à la Biodiversité, telle un super procureur, dresse un réquisitoire très argumenté contre les insecticides néonicotinoïques (qui enrobent notamment les semences de betteraves, de colza, de tournesol, de maïs).

Prônant "une biodiversité reconquise", la secrétaire d'état Barbara Pompili annonçait, après une discussion parlementaire, "l'interdiction définitive des néonicotinoïdes et la fin des autorisations dérogatoire de mise sur le marché", accordées par le gouvernement français après que l'Europe ait interdit leur utilisation.

La réutilisation des néonicotinoïdes, c'est le retour à l'âge de pierre pour la biodiversité

Quatre ans plus tard, Barbara Pompili a pris du galon. De secrétaire d'Etat à la Biodiversité, elle a été promue ministre de la Transition écologique par Emmanuel Macron. Et elle semble déterminée à "détricoter" le programme écologiste de 2017 du candidat Emmanuel Macron.

Au nom d'une possible invasion des pucerons sur les betteraves de Champagne, de la Somme ou de Picardie, la ministre Pompili cautionne aujourd'hui la réintroduction des semences enrobées de néonicotinoïdes (l'insecticide se diffuse pendant toute la durée de vie de la plante).

Barbara Pompili : "Les néonicotinoïdes très dangereux pour les pollinisateurs"

Dans la presse picarde, Barbara Pompili reconnait : "Ces insecticides utilisés en traitement des semences sont très dangereux pour les pollinisateurs !". Elle affirme aussi que les traitements alternatifs se sont révélés inefficaces pour l'instant, notamment face aux "pucerons porteurs de virus...

Les néonicotonoïdes sont donc la seule solution". Bigre, après le coronavirus, les virus des pucerons !

Interrogé par téléphone le 14 août, le président du syndicat des défense des apiculteurs, des abeilles et des miels "l'Abeille Ardéchoise et Drômoise" réagit : "70 % des abeilles et des pollinisateurs de France ont disparu en 10 ans.

En 10 ans, la France a perdu 15 000 apiculteurs, suite à la totale destruction des ruches de ces derniers....", déclare-t-il.

"C'est quoi cette ministre qui, en plein été, du fond de sa cuisine en Picardie, affirme que les néonicotinoïdes ne sont pas dangereux en 2020, alors qu'elle affirmait que ces insecticides étaient hyper dangereux en 2016, en exigeant leur interdiction, en sa qualité de secrétaire d'état ?", dit-il.

Réintroduction des néonicotinoïdes : même les militants de LREM choqués

Cette réintroduction des néonicotinoïdes par le gouvernement de Jean Castex passe mal, y compris dans certaines fédérations de la République en marche, qui s'étaient mobilisées pour sauver les abeilles en Ardèche ou chez les apiculteurs, qui se mobilisent régulièrement pour décerner des médailles pour les meilleurs miels du Sud Est de la France .

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