L' Ardèche a longtemps été le premier département Français producteur de miel, avec 1200 tonnes en 2009, les montagnes Ardéchoises abritant à l'époque plus de 1100 bergers des abeilles. Aujourd'hui, dans ce département, il reste 717 possesseurs de ruches , 21600 ruches , 11 apiculteurs possédant plus de 300 ruches. Sur ce total on recense 214 apiculteurs professionnels et 141pluriactifs, souvent récompensés par des médailles octroyées aux meilleurs miels des apiculteurs du Sud Est de la France .

l'hexagone totalise aujourd'hui 72 000 possesseurs de ruches pour 1 370 000 ruches tandis que le mystère de la disparition des abeilles et des insectes a enfin été élucidé suite aux études de l'Inra. Pour enrayer ce recul et relancer un savoir faire ancestral, les militants de La République en marche se mobilisent et engagent des actions fortes. Certaines sont déjà lancées, à l'image de l'initiative de Roger Michud, patron de l'entreprise Rousselet Robatel (07 Annonay), leader mondial des centrifugeuses industrielles, qui a "sacrifié" un hectare de pelouse de sa propriété pour ensemencer de la phacélie et prêté le site à un apiculteur pour l'implantation de dix ruches.

Suivant l'exemple de Roger Michud, avec l'appui de Sophie Guibal, responsable du pôle Développement REM 07 et de quelques marcheurs apicoles, La République en Marche de l'Ardèche écrira le 4 mai 2018 à tous les maires du département pour les encourager à agir concrètement en faveur des abeilles de leur territoire. "On ne peut pas enrayer la Bérézina du miel français sans agir simultanément sur ses différentes causes. Il faut bien sûr bannir à terme les pesticides et autres neurotoxiques - et la France a enfin obtenu récemment l'interdiction en Europe d'ici trois ans de trois produits tueurs d'insectes et d'abeilles-, mais il faut aussi localement semer davantage de fleurs mellifères pour mieux nourrir nos abeilles" affirme Claude Boulle, référent départemental de La République En Marche.

"Nos abeilles souffrent, compte tenu du réchauffement et des sècheresses à répétition, d'un manque de fleurs en fin d'été et en automne et elles ne peuvent plus faire de réserves suffisantes en nectar et en pollens pour passer l'hiver selon les apiculteurs. Améliorer la nourriture naturelle des abeilles, c'est aussi accroître la capacité de renouvellement de la population des ouvrières à l'automne" insiste Hervé Nivot, marcheur à Bourg Saint-Andéol.

Semer des fleurs pour sauver les abeilles

Cette action toute simple est proposée aux maires de l'Ardèche par la République en Marche. Il s'agit de rapprocher agriculteurs et apiculteurs pour identifier des parcelles ou des espaces abandonnés. Sur ces parcelles, la République En Marche préconise de semer des espèces mellifères (phacélia, graminées, trèfles, plantes mellifères, moutarde, tournesol etc..) à floraison tardive

"Au lieu d'opposer les uns aux autres, il vaut mieux inciter agriculteurs et apiculteurs à travailler et à "butiner" ensemble" déclare Claude BOULLE, référent territorial de La REM07, et "la pollinisation par les abeilles est un facteur de réussite de très nombreuses récoltes (fruits, oléagineux etc...)"

Les initiateurs de ce projet constatent que la production de miel en France a été pratiquement divisée par 4 depuis 25 ans- de 33 000 à 9000 tonnes-, alors que notre consommation dépasse 40 000 tonnes avec beaucoup de miels importés, bien souvent altérés et mélangés à différents sucres, néfastes pour la santé et facteurs de diabète ou de triglycéride.

Claude Boulle précise : "A l'initiative de la France, la Commission Européenne a annoncé le 27 avril dernier que trois des principaux insecticides néonicotinoïdes seraient interdits dans tous leurs usages extérieurs. Cette décision, attendue depuis 20 ans, est enfin une bonne nouvelle pour la micro-faune et pour les ruchers et elle doit inciter tous les acteurs locaux à se parler et à faciliter la vie de nos abeilles afin de développer la filière apicole ardéchoise."

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