Après plusieurs mois de discussion en interne au sein du groupe La République en Marche, le projet de loi portant sur le droit d'asile et l'#Immigration, porté par le gouvernement et particulièrement le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb [VIDEO], a été présenté ce matin devant l'#Assemblée nationale. Ce projet de loi divise déjà la majorité présidentielle, certains députés En Marche [VIDEO] considérant ce projet comme trop restrictif et pas assez humaniste. Preuve en est, les nombreux amendements (plus de 200) proposés par la majorité.

Un projet de loi qui divise

"Humanité et fermeté" voici les maîtres-mots de cette réforme qui touche le droit d'asile et l'immigration.

Les buts de cette réforme sont nombreux : réduire le temps de traitement des demandes d'asile, renforcer la lutte contre l'immigration illégale, et enfin "sécuriser le droit au séjour des étrangers en situation régulière".

Ce projet de loi concerne de nombreuses personnes et la question de l'immigration ainsi que celle de l'asile en France doit être posée au plus vite. En effet, comme l'affirmer le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans une interview accordée au Journal du Dimanche : "En Europe, le nombre de demandeurs d'asile a diminué de moitié l'an dernier passant de 1,2 million à 650 000. Dans le même temps, il augmentait de 17 % en France." Même s'il y a urgence, le projet de loi divise la majorité présidentielle par les nombreuses propositions qu'il porte, certains députés comme le député de la Vienne, Jean-Michel Clément (LREM), ont annoncés qu'ils voteraient contre.

Quelles nouvelles dispositions pour l'asile et l'immigration ?

Dans ce projet de loi, le gouvernement propose de réduire les délais pour déposer la demande d'asile passant de 120 jours à 90. Si cette demande est refusée, le demandeur n'aura plus que 15 jours pour saisir la Cours nationale du droit d'asile (CNDA). De plus, le droit au regroupement familial serait élargi pour les mineurs présents en France. Ils pourront désormais faire venir en plus de leurs parents, leurs frères et sœurs.

Autre réforme concernant les personnes sans-papiers, les policiers pourront les placer en rétention administrative durant 24 heures (au lieu de 16 heures actuellement). De plus, toujours dans la même lignée, leur pouvoir d'investigation sera renforcé. Jusqu'à vendredi, l'assemblée générale devra étudier plus d'un millier d'amendements, preuve de la tension qu'il règne sur ce dossier.