Le 07 Mai 2017, il y a un an, Emmanuel Macron accédait à la tête de l'Etat en remportant l'élection présidentielle. Depuis, il a mené, avec son gouvernement, de multiples réformes parfois impopulaires. Le champ d'action de l'exécutif s'est ainsi élargi de la Fonction Publique aux universités, en passant par les hôpitaux et les chemins de fer. Les syndicats sont vent debout, mais le président de la République tient à garder son cap. Tour d'horizon des principales mesures prises par l'Elysée.

Le Code du Travail

Il y a un peu plus d'un mois, la réforme du code du Travail a été promulguée après avoir été votée par le Parlement. Il s'agissait de l'une des promesses de campagne du candidat Macron, qui a déclaré l'ouverture des travaux seulement deux semaines après son arrivée à l'Elysée. Mais après de multiples concertations entre les syndicats (chefs d'entreprise et salariés) au nom du dialogue social, les discussions ont abouti à une impasse et le gouvernement a finalement décidé de publier des ordonnances.

La gauche reproche aux services de Matignon de "casser le Code du Travail", en faisant prévaloir l'accord de branche et en s’immisçant dans le dialogue social afin de définir un cadre aux syndicats.

Les réformes du bac et de l'université

De son côté, la loi ORE (Orientation et Réussite des Etudiants) a été promulguée par le président de la République le 08 Mars dernier. Alors que le gouvernement met en avant une meilleure organisation des études supérieures, les détracteurs de la mesure y voient une sélection à l'entrée en faculté qui ne dit pas son nom.

De nombreuses universités sont d'ailleurs toujours bloquées par les étudiants contestataires.

A l'école primaire, le nombre de classes de CP et de CE1 a été doublé dans les ZEP (Zones d'Education Prioritaires) et la scolarisation dès l'âge de trois ans a été décrétée obligatoire. Au Lycée, la réforme du baccalauréat doit être mise en place à partir de 2021.

Le projet de loi Asile et Immigration

Le mois dernier, le projet de loi Asile et Immigration a fait la Une de l'actualité.

Adopté en première lecture par les députés, malgré l'abstention de 15 élus de La République en Marche et le vote 'contre' de l'un d'entre eux, il vise à faciliter les expulsions de personnes en situation irrégulière. Jugé "dangereux" par les associations d'aide aux migrants, le texte prévoit également de doubler la durée maximale des séjours en centres de rétention et de réduire le délai des demandes d'asile.

La colère des cheminots

Quant aux chemins de fer français, ils vont connaitre une profonde restructuration, déclenchant par la même occasion la colère des agents de la SNCF où les grèves s'enchaînent depuis plus d'un mois. Même si le Premier ministre a accepté de rencontrer les syndicats ce lundi, son gouvernement a prévenu : il ne cédera pas. C'est notamment l'ouverture à la concurrence qui inquiète, mais également l'évolution du statut des cheminots qui craignent de perdre de nombreux acquis sociaux.

Du côté des syndicats, on ne semble pas être prêts à céder non plus. Une nouvelle manifestation a d'ailleurs eu lieu ce matin à Paris.

L'ensemble de la population commence également à douter du bilan d'Emmanuel Macron, qui vient d'annoncer la suppression de l'Exit Tax, visant jusqu'alors à lutter contre l'exil fiscal. Selon un sondage Ipsos commandé par le Centre de recherches politiques de Sciences Po, 55% des Français jugent le bilan du nouveau président de la République "négatif". 76% d'entre eux estiment même que les mesures votées depuis un an bénéficient davantage aux catégories les plus aisées.

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