Alexandre Benalla, ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, reste sur sa ligne de défense : il n'a pas outrepassé ses fonctions le 1er Mai dernier lors des rassemblements en marge de la Fête du Travail. Pourtant, des images de vidéosurveillance publiées par Le Monde le montrent violent envers un manifestant, et il a été mis à pied quelques jours après l'incident par la direction de l'Elysée.

Mais selon les informations du Figaro, M. Benalla s'est rendu à deux reprises à l'Assemblée nationale pendant sa mise sur la touche, ce qu'a bien été obligé de confirmer l'entourage du chef de l'Etat.

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Et pour cause, son badge d'accès permanent au Palais Bourbon n'avait pas été désactivé, afin de permettre au chargé de mission de continuer à utiliser la salle de sport de l'Assemblée. De quoi faire réagir le Président de la chambre basse, François de Rugy, qui a fait annuler le fameux sésame le 20 Juillet dernier suite à l'éclatement de la polémique.

Hier mercredi, ses services sont même allés plus loin, en proposant une résolution votée à la majorité absolue - moins une voix - par le bureau du Palais Bourbon, composé de 22 membres de tous bords politiques.

Désormais, "l'obtention des badges permanents sera réservée exclusivement aux directeurs de cabinet et aux conseillers parlementaires / politiques".