La ministre du Travail Muriel Pénicaud et les services du Premier ministre Edouard Philippe l'ont promis la semaine dernière : l'arbitrage sur la mise en place du prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source à partir du 1er Janvier 2019 sera rendu demain mardi en conclusion d'une réunion organisée pour l'occasion à l'Elysée. Depuis maintenant une semaine, c'est l'incertitude qui plane au-dessus de cette mesure, décidée pendant le quinquennat de François Hollande et qui a déjà coûté 300 millions d'Euros à l'Etat.

D'abord fervent défenseur de la réforme, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a finalement lui-même émis des doutes sur l'avenir du prélèvement à la source, qui pourrait affaiblir la croissance en rognant sur le pouvoir d'achat immédiat des Français, sans parler des bugs techniques qui pourraient se produire. De leur côté, les agents du Fisc fustigent une décision politique à quelques mois des prochaines élections européennes.

C'est également l'avis des équipes de François Hollande. Ancien secrétaire d'Etat au Budget sous les gouvernances de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, le socialiste Christian Eckert attaque frontalement Emmanuel Macron dans les colonnes de Libération : "La majorité craint de payer dans les urnes des fiches de paie avec des montants en baisse". L'ex secrétaire d'Etat rappelle également qu'Emmanuel Macron dirigeait le ministère de l'Economie à l'époque où la décision de mener cette réforme a été prise.

Il ne peut donc pas ignorer le sujet.

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