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Édouard Philippe reste ferme. Ce mercredi matin, au micro de RMC et BFM TV, le Premier ministre a annoncé que la hausse de la taxe carbone serait maintenue et qu'elle entrerait en vigueur le 1er janvier 2019. 'Le président l'a dit, on a fixé un cap et on va tenir', a ainsi expliqué Edouard Philippe [VIDEO] au micro de Jean-Jacques Bourdin. Le gouvernement assume donc les décisions et le cap décidés en amont.

Le gouvernement entend ainsi calquer le prix du diesel sur le prix de l'essence.

Aligner la fiscalité entre les deux carburants fait ainsi partie des mesures fortes qu'entend prendre Edoaurd Philippe. Le Premier ministre a également défendu les différentes annonces faites par Emmanuel Macron, mardi.

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Tout en précisant que la taxe carbone pourrait s'adapter à la hausse du prix du carburant. Le niveau de la taxe pourrait ainsi baisser si le cours du pétrole venait à flamber.

Le gouvernement maintient le cap

Les modalités de cette baisse restent cependant à définir pour un dispositif qui demeure, pour le moment, assez flou. Comme les annonces d'Emmanuel Macron [VIDEO]mardi, il n'est d'ailleurs pas certain que celles d’Édouard Philippe ce mercredi matin plaisent au mouvement des gilets jaunes. La mobilisation pourrait d'ailleurs se durcir avec un nouvelle journée d'action d'envergure samedi.

Mais le Premier ministre entend calmer le jeu, malgré l'annonce faite ce mercredi. 'Dans ce qu’ils formulent, il y a beaucoup de choses très légitimes qui doivent être entendues', a ainsi expliqué Edouard Philippe, toujours au micro de RMC, à propos des gilets jaunes.

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Le chef du gouvernement s'est même dit prêt à recevoir une délégation de représentants du mouvement des gilets jaunes.

Les gilets jaunes mobilisés samedi ?

Un mouvement des gilets jaunes qui continue de faire parler de lui alors que la mobilisation atteint son douzième jour. Mardi, le ministère de l'Intérieur a recensé 12 000 personnes mobilisées sur 500 points d'actions, partout en France. Samedi prochain, le nombre de personnes mobilisées pourrait donc être encore plus important lors d'une possible troisième journée de mobilisation nationale des gilets jaunes.

Mardi, Emmanuel Macron a assuré qu'il souhaitait que le mouvement des gilets jaunes fasse des propositions concrètes. 'Je souhaite que les représentants des 'gilets jaunes' puissent y prendre part', a ainsi expliqué le président de la République à propos d'un grand débat national qui doit prendre place dans les territoires.