Mercredi, sur Radio Classique, Benjamin Griveaux s'est une nouvelle fois posé en premier rempart de la politique menée par le gouvernement. Le fidèle macroniste n'hésite ainsi plus à tacler les sorties répétées de Laurent Wauquiez et de Marine Le Pen qui tentent de surfer sur la grogne des Français excédés par la hausse des prix des carburants.

Il faut dire qu'avec un appel à manifester lancé aux automobilistes pour exprimer leur colère dans les rues le 17 novembre prochain, l'exécutif se veut prudent.

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Le porte-parole du gouvernement défendait donc une orientation assumée par l'Etat pour la transition écologique dans un entretien au JDD dimanche dernier, l'occasion pour lui de glisser un tacle au président LR qu'il a qualifié de "candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel".

Wauquiez sur une ligne électoraliste pour Griveaux

L’indiscrétion révélée par l’hebdomadaire n’a pas manqué de piquer au vif le président de région Auvergne-Rhône-Alpes qui a tout de suite pointé du doigt un mépris flagrant pour les Français de la part de l’un des premiers marcheurs.

Pour Griveaux, Wauquiez est "le candidat des gars qui fument des clopes"
Pour Griveaux, Wauquiez est "le candidat des gars qui fument des clopes"

La polémique, celui que beaucoup désignent comme probable candidat à la mairie de Paris ne lui aura donné aucune chance de germer. Il a ainsi rapidement tenu à préciser sa pensée sur le plateau de Radio Classique.

Pour lui, aucun doute à avoir, Laurent Wauquiez a déjà « le nez dans le guidon », en train de penser à "la prochaine élection" au lieu de se préoccuper de "la prochaine génération". Le patron des Républicains serait en train de défendre "la cigarette et le diesel", déplore-t-il alors que l'enjeu pour l'exécutif est de faire reculer les 73 000 décès par an qui sont causés par le tabac en France, de même que 48 000 morts liés chaque année à la pollution atmosphérique.

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La taxation du diesel, une politique pleinement assumée par le gouvernement

Conscient de la grogne face à la hausse du prix du diesel, Benjamin Griveaux a toutefois tenu à nuancer, rappelant que, dans les faits, 80% de cette flambée des prix des carburants étaient à mettre au crédit de l'évolution du cours du baril. Une situation qui est venue s'ajouter au difficile choix « écologique » pris par le gouvernement de taxer le diesel. Objectif affiché, réduire autant que possible l'exposition actuelle des enfants à des surdoses de pollution.

Plus de doute cette fois que Laurent Wauquiez ait reçu le message, le fidèle d'Emmanuel Macron ne lui laissera rien passer sur le terrain politique. Quant à Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan qui ont décidé d'apporter un soutien appuyé à la manifestation du 17 novembre, il les renvoie à leur irresponsabilité. Le secrétaire d'Etat auprès du premier ministre préfère saluer la réussite de la prime à la conversion initiée par l'exécutif pour accompagner les Français.

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