Après quasiment plus de deux mois de manifestations et un net recul de la mobilisation au moment des fêtes de Noël, le mouvement des gilets jaunes a connu un nouveau regain lors de son acte VIII qui s'est déroulé le samedi 5 janvier 2019. Selon le gouvernement, les manifestants étaient 50 000 lors de l'acte VIII soit le double du nombre de personnes présentes lors de l'acte VII. Ces nouvelles manifestations, dont deux avaient été déclarées à Paris se sont déroulées dans le calme mais en fin d'après-midi, des violences ont à nouveau éclaté opposant manifestants aux forces de l'ordre. La porte du ministère de Benjamin Griveaux a même été défoncée à coups d'engin de chantier.

Edouard Philippe veut des réponses fortes

Ces nouvelles violences ont été condamnées par une majorité de la classe politique et en premier lieu par le président de la République, Emmanuel Macron, affirmant qu'il fallait "se ressaisir pour faire advenir le débat et le dialogue". En réponse à ces violences qui ont émaillé le mouvement, le Premier ministre a déclaré vouloir des réponses fortes.

Edouard Philippe s'exprimera ce lundi soir au journal de 20 heures sur TF1 afin d'annoncer des décisions "d'ordre public".

Dans un communiqué, Matignon a annoncé que "le gouvernement entend afficher une très grande fermeté et faire évoluer son dispositif d'ordre public" suite aux violences. De plus, l'hôtel du Premier ministre affirme que "ce sont des questions sensibles au sujet desquelles le Premier ministre a engagé des consultations et fera des annonces ce soir.". Si pour certains, envisager l'application de l'état d'urgence semble impossible, pour d'autres, la mise en place d'un couvre-feu ou encore la création d'un fichier recensant les casseurs seraient des bonnes solutions.

De nombreuses arrestations en marge du mouvement et des annonces insuffisantes

Le mouvement des gilets jaunes a connu de nombreuses arrestations battant le record du nombre de ces dernières pour un mouvement social. Nombreux sont ceux qui dénoncent des arrestations préventives, sans réelles raisons. Le boxeur qui a été filmé en train de frapper des gendarmes s'est par ailleurs rendu au commissariat. Il risque 5 années de prison.

Les annonces faites par le gouvernement n'ont visiblement pas été suffisantes.

De plus, l'annonce de l'organisation d'un débat national qui devrait se dérouler à partir de la mi-janvier semble être reniée par gilets jaunes, plus que dubitatifs sur son issue.

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