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Alexandre Benalla et Vincent Crase restent à jour placés en détention provisoire. Les deux hommes impliqués dans des scènes de violences le 1er mai 2018 sont soupçonnés d'avoir manifestement violé les conditions de leur contrôle judiciaire. Et déjà, les premiers éléments apportés par l'analyse technique des enregistrements qui les mettent en cause suscitent certaines interrogations.

Il faut dire qu'avec la justice qui se prépare à examiner mardi une nouvelle demande de mise en liberté de l'ancien chargé de mission de l'Elysée, les enquêteurs espéraient obtenir des réponses.

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D'autant plus qu'à l'origine, ce sont les bandes sonores dévoilées par Mediapart le 31 janvier dernier qui ont mis la puce à l'oreille des juges d'instruction et conduit à sa prompt mise aux arrêts.

Mais du côté des experts du laboratoire de police technique et scientifique d'Écully qui n'ont pour l'heure qu'apporté des déclarations verbales aux enquêteurs, pas grand chose à se mettre sous la dent. Toutefois, il ressort clairement, pour eux, que les extraits de discussions entre Alexandre Benalla et son acolyte Vincent Crase sont le produit de deux à trois enregistrements bien distincts.

L'idée d'un montage toujours sur la table

Autre élément qui reste à confirmer avec la poursuite des analyses, c'est le fait que les voix sur les bandes sont jugées similaires, même si la certitude n'est pas encore pleine et entière quant au fait qu'il s'agisse réellement des deux hommes. A noter néanmoins, que depuis les révélations troublantes et à répétitions de Mediapart, l'ancien "Monsieur Sécurité" d'Emmanuel Macron se fait discret.

Pas question de fanfaronner devant les médias comme il en a pris l'habitude depuis le déclenchement de l'affaire l'été dernier.

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Preuve que les éléments fournis par les enregistrements sont très embarrassants. Cependant, les spécialistes du décryptage sonore n'ont pas encore exclu la possibilité qu'un montage audio ait été réalisé. La suite des investigations le déterminera précisément.

L'origine des enregistrements toujours inconnue

Pour sûr, alors que les avocats des deux mis en cause, Jacqueline Laffont et Christian Saint-Palais, continuent de s'interroger sur la légalité de la captation pour le moins clandestine, les premières constatations n'apportent pas vraiment de ­réponses concrètes à l'essentiel ! En effet, la question reste entière sur les auteurs des enregistrements n'ont pas encore pu être identifiés.

Autre zone d'ombre, le moyen utilisé pour enregistrer les deux hommes. Si l'hypothèse d'une mise sur écoute de l'appartement où s'est tenue la rencontre entre les deux acolytes fait son chemin, celle de la banale utilisation d'un smartphone reste posée. L'enjeu est d'autant plus important que ce sont ces enregistrements qui ont valu à Benalla et Crase d'être placés en détention provisoire.