La République En Marche fait la course en tête dans les intentions de vote à trois mois de l'échéance européenne. Le parti présidentiel profite d'un net regain de popularité d'Emmanuel Macron à la faveur du Grand débat national lancé le 15 janvier dernier. Toutefois, la liste de ses 79 candidats pour le scrutin du 26 mai prochain reste à ce jour totalement inconnue du public et de la presse.

Installé en plein coeur du 2e arrondissement de Paris, le QG de campagne d'En Marche est devenu le centre de toutes les attentions ces derniers jours.

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Beaucoup s'interrogent en effet sur la composition de la liste que le parti majoritaire envisage de présenter pour les élections européennes, face des formations d'opposition qui se sont déjà presque toutes mises en ordre de bataille.

Incertitude aussi sur la personnalité qui aura la lourde charge de la conduire, même si les rumeurs vont bon train depuis déjà plusieurs semaines. Seule concession d'un proche du président de la République, il ne resterait plus que deux noms à compléter sur la liste pour que le dossier soit enfin bouclé.

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Eviter les candidatures gadgets

D'ailleurs, chez les Marcheurs, on se délecte de faire durer le suspense et de prendre à contre-pied les autres partis qui ont joué la carte de la jeunesse. Patron de LaREM, Stanilas Guérini promettait déjà il y a quelques semaines qu'il n'y aura pas de "candidature gadget", argumentant le fait qu'il voulait s'appuyer sur une personnalité crédible forte d'une expérience électorale à son arc.

Pas de réactions toutefois au moment de commenter les noms qui circulent sans fin dans la presse. Très en vue, la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a ainsi fait savoir qu'elle n'irait pas aux élections, même si elle note que sa place sera toujours là où on la jugera utile. Daniel Cohn-Bendit préfère, lui, mettre en avant l'écologiste Pascal Durand. Et que dire des surprenants profils évoqués en coulisses avec Bruno Le Maire, ou encore François Bayrou.

En sous main, le directeur de campagne d'En Marche garde la possibilité d'une personnalité issue de la société civile, ou d'un quatuor en tête de peloton, un option qui laisse penser au trio retenu par Laurent Wauquiez chez LR.

Faire de la place aux alliés de la majorité

A côté, l'autre grand défi de la majorité, ce sera de trouver dans la liste le savant équilibre à faire jouer avec les alliés de la majorité que sont le MoDem, Agir et même ce qui reste des juppéistes.

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LaREM a reçu à elle seule 400 candidatures pour 79 places au final, sachant que sur celles-ci, le parti en trustera 50%, le MoDem en occupera 25 %, et les autres formations se disputeront le reste.

Chez Agir, une figure de proue assumait d'ailleurs parfaitement d'être en pleine phase de négociations. Des échanges qui s'annoncent serrés puisque que la vingtaine de places éligibles seront chères. Pas question en effet pour le parti majoritaire de se laisser phagocyter par ses différents partenaires.

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Un cadre LaREM assurait ainsi que la présence du MoDem dans la liste sera diluée de telle sorte qu'elle ne se laissera pas remarquée. Pour sûr, les Marcheurs prennent tout de même tout leur temps. Aucune annonce n'est prévue avant la clôture du Grand débat dont les conclusions devraient être connues au courant du mois d'avril.

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