Le président de la République française, Emmanuel Macron, dans un entretien accordé au journal Le Point, a tenu à revenir sur la crise des gilets jaunes et particulièrement sur la façon dont elle est traitée par les différents médias français, que ce soit les journaux ou les chaînes d'informations. Selon Emmanuel Macron, ces différents médias sont d'une certaine naïveté vis-à-vis de la crise des gilets jaunes. Une nouvelle petite sortie qui pourrait faire du mal au Président, lui qui avouait avoir compris et qu'il éviterait de faire des "petites phrases" car ces "20 derniers mois" l'avaient scarifié.

Les médias "naïfs" face aux Gilets jaunes pour Emmanuel Macron

"Drouet [Eric Drouet, un des leaders du mouvement], c'est un produit médiatique, un produit des réseaux sociaux", explique le président de la République avant d'affirmer : "Il y a eu une forme aussi de légitimation accélérée de ce qu'a été ce mouvement qui est un problème." Dans son franc parler, Emmanuel Macron affirme aussi que "Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu'un ministre ou un député" sur les plateaux de télévision. Pour l'ancien leader d'En Marche, les médias seraient donc une des causes du mouvement, les accusant même de le construire.

Dans ces petites phrases recueillies par certains journalistes à l'Elysée, Emmanuel Macron n'hésite pas aussi à s'en prendre à Christophe Dettinger, le boxeur qui a attaqué un CRS et qui est toujours en détention provisoire dans l'attente de son procès.

Pour Emmanuel Macron, cela ne fait pas de doute, il a été coaché par un avocat d'extrême-gauche. La preuve est liée, selon le Président, au fait que "le type, il n'a pas les mots d'un Gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan".

Les extrêmes responsables du mouvement

Emmanuel Macron reporte la responsabilité du mouvement sur les mouvements extrêmes, de gauche comme de droite.

Cet argument a souvent été avancé par son Premier ministre, Edouard Philippe, ou encore le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Mais le président de la République va encore plus loin. En effet, il affirme qu'outre les extrêmes, une puissance étrangère se cache derrière la fronde.

Ainsi, la Russie serait responsable en partie du mouvement des Gilets Jaunes : "la fachosphère, la gauchosphère, la russosphère" représentent "90% du mouvement" selon le Président, qui accuse particulièrement Russay Today et Sputnik, deux médias pro-russes.