Samedi 12 mai aux alentours de 21h00, dans le centre de Paris, un individu a agressé cinq personnes au couteau. Selon la préfecture de police, un mort est a déploré. Quatre autres personnes ont été blessées et transportées à l'hôpital. L'agresseur a été neutralisé et identifié.

L'assaillant identifié

Panique dans le 2ème arrondissement à Paris hier soir.

Aux abords de la rue Saint-Augustin, un homme a attaqué cinq personnes au couteau. Une attaque à main armée qui a fait un mort et quatre blessés graves. Selon le SITE Intelligence Group, l'Etat islamique a revendiqué l'attaque au couteau dont l'auteur serait un soldat. Un source sécuritaire à Amaq, l'agence de presse de l'EI, a déclaré que cette opération a été menée en représailles envers les Etats de la coalition internationale anti-djihadistes en Syrie et en Irak.

Avant d'être abattu par les policiers, des témoins ont entendu l'assaillant a crié "Allah Akbar" pendant son attaque. François Molins, le procureur de la République de Paris, a saisi la section antiterroriste du parquet de Parispour "assassinat et tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste".

En effet, l'agresseur avait menacé les forces de l'ordre. Cette attaque a été perpétrée par un Français né en 1997 en Tchétchénie. L'homme, qui était fiché "S" pour radicalisation, n'avait pas d'antécédents judiciaires. Ses parents ont été placés en grade à vue.

Que s'est-il vraiment passé samedi soir ?

L'assaillant serait arrivé hier soir par le métro dans le quartier Opéra-Quatre Septembre. Après être sorti de la station rue Monsigny, il a agressé des passants à coups de couteau. Neuf minutes plus tard, une patrouille de policiers intervient et un policier fait usage d'un pistolet à impulsion électrique en direction de l'assaillant, qui les avait menacé, pour le maîtriser.

Puis, un deuxième fonctionnaire de police lui tire dessus par deux fois le blessant mortellement. Interviewé par BFMTV, Sylvain Maillard, député de la République en marche de Paris, a salué le travail de la police et indiqué que le bilan aurait pu être plus lourd s'ils n'avaient pas agi rapidement et courageusement.

Un passant de 29 ans succombe à ses blessures. Un homme de 34 ans a été transportés à l'hôpital Georges Pompidou en "urgence absolue" et une femme de 54 ans a également été grièvement blessée. Une autre femme de 26 ans et un homme de 31 ans ont aussi été blessés plus légèrement. Aux dernières nouvelles, la victime la plus grièvement blessée a été sauvée après une opération. Les autres blessés sont dorénavant hors de danger.

Un périmètre de sécurité a été mis en place pour boucler le secteur où sont stationnés un bon nombre de véhicules de pompiers, de police et de secours. A ce jour, ce périmètre a été levé.

La réaction des politiques français

En apprenant le drame, les hommes et femmes politiques français ont immédiatement réagi sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, le président de la République française Emmanuel Macron envoie ses pensées aux victimes et déplore que "la France paye encore fois le prix du sang". Toutefois, le chef d'Etat assure de pas céder "aux ennemis de la liberté."

Laurent Wauquiez, le président des Républicains, rend hommage aux forces de l'ordre aux victimes et à leurs proches.

Pour l'ancien président François Hollande, la France de doit "rien céder à la barbarie".

Anne Hidalgo, la maire de Paris qui s'est rendue sur place annonce "une ville meurtrie".

Et le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb "salue le sang-froid des forces de police".

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