Indissociables de Noël depuis le XIV ème siècle (elles ont remplacé les chandelles), les bougies traditionnelles ont retrouvé une seconde vie grâce à une jeune entreprise parisienne. Auget, créée à Paris il y a mois d'un an, par deux passionnés, Marie Berkowicz et François Vermeil. Tous les deux sont devenus les magiciens, les alchimistes d'un nouveau concept, avec la création des modèles dans leur atelier de Paris et la fabrications des petites créations à Grasse, la capitale des parfums.

Au coeur de la fabrique du Père Noël, dans le quartier du marais (14 Rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris), François Vermeil fait traverser le temps aux visiteurs intéressés par les chandelles et les bougies.

Il explique : "Depuis les temps les reculés, les hommes ont recherché le feu et la lumière…. Les traces les plus anciennes des chandelles ont été retrouvées en 3 000 avant Jésus Christ. il n'y avait pas encore de mèches comme au moyen âge et dans les siècles qui ont suivi. Les concepteurs utilisaient le jonc, qui était alors badigeonné de graisses animales".

La cire d'abeilles et la cire végétale utilisées dans la fabrication

Pendant des siècles, les artisans ont recherché à ralenir la combustion de ces mèches artisanales, pour faire durer la chandelle ou la bougie.

Du grand art que Marie Berkowicz et François Vermeil ont choisi de perpétuer dans leur atelier.

Capables de personnaliser des bougies, les deux créateurs ont lancé toute une gamme de bougies parfumées "parce que ça sent bon". Cires végétales ou cire animales issues de la ruche et produite par les abeilles constituent les matériaux de base utilisés par ces deux créateurs.

Avec les explications fournies, on découvre que le clergé et la noblesse, au Moyen Âge, utilisaient déjà des chandelles à la cire d'abeille, car elles avaient une odeur plus agréable que les bougies au suif, utilisées par les paysans et les classes sociales plus pauvres.

Epoque héroïque et de rude étoffe où les chandelles apportaient cette lumière tant recherchée une fois la nuit venue.

De la bougie romantique parfumée à la bougie artistique

Les créateurs d'Auget se positionnent sur un créneau ayant pratiquement disparu en France. Qui se souvient de la fabrique de cierges et bougies Berbain, à Vézelise en Meurthe et Moselle ? Ou des couvents de religieuses qui alimentaient, en cierge, un marché plutôt religieux ?

"Aujourd'hui, Auget se positionne avec des bougies modernes, dont la flamme et les odeurs sont capables de séduire le grand public" assurent les deux créateurs, fiers des premières réalisations, avec une gamme romantique, une autre aventurière. Sans oublier la bougie mystérieuse ou la bougie artistique.

Jusqu'au mardi 24 décembre inclus, le grand public va découvrir l'importance de la cire d'abeille pour fabriquer de bonnes bougies, alors même que la République en Marche veut sauver les abeilles en Ardèche. Les apiculteurs de cette région ont même mis en place, notamment en Ardèche et en Drôme, un téléphone qui centralise la récupération des essaims d'abeilles.

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