2 jours après le 1er Janvier, date d'entrée du prélèvement à la source, les coups de téléphone des contribuables français s’enchaînent dans les centres des impôts. Pas moins de 250 000 appels ont été enregistrés par Bercy suite à la mise en place de ce nouveau mode de prélèvement de l'impôt. Et pour cause, tout le monde ne comprend pas véritablement sa nouvelle fiche de paie ou la diminution de ses revenus.

Gérald Darmanin, le ministre en charge de l’action et des comptes publics s'est donc transformé ces derniers jours en voyageur, représentant et placier pour défendre la réforme voulue par le président de la République française Emmanuel Macron.

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Darmanin défend la réforme du prélèvement à la source

Depuis le 1er janvier, les Français sont prélevés à la source pour tous les impôts. Un moyen selon l'exécutif de lutter contre la fraude mais aussi de lutter contre les cas où les Français se retrouvent dans l'incapacité de payer le montant de leurs impôts à l'Etat. De ce fait, les montants des pensions de reversions ou encore des salaires vont diminuer en arrivant sur le compte en banque, pouvant procurer une surprise désagréable aux bénéficiaires.

Gérald Darmanin a donc dû défendre cette nouvelle réforme, qui est une "simplification" selon lui.

Le ministre qui affirme que cette réforme permet de régler le problème de ce "décalage inadapté" du paiement de l'impôt a lui-même joué les interlocuteurs avec les contribuables en décrochant en personne le téléphone. Le 2 janvier, au lendemain de la mise en place de la réforme, Gérald Darmanin s'est en effet rendu dans un centre des impôts à Amiens. Le ministre ne cesse de répéter qu'il n'est pas inquiet malgré les milliers d'appels avant d'affirmer "Il fallait bien que quelqu’un ait le courage, et ce fut Emmanuel Macron, de supprimer le décalage d’un an… "

Les mauvaises surprises du prélèvement à la source

Malgré les efforts de pédagogie de la part du Premier ministre et du ministre de l'action et des comptes publics, les mauvaises surprises ont été nombreuses pour les contribuables, et en premier lieu les retraités qui ont été "les premiers touchés par la réforme" comme l'explique Gérald Darmanin.

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Mais d'autres personnes pourraient être touchées plus durement par cette réforme. Ainsi, selon la secrétaire départementale du syndicat Solidaires Finances publiques, Sandra Demarcq, les personnes qui auraient oublié de déclarer leurs impôts seront imposés selon un taux neutre. Ainsi, des personnes non-imposables pourraient l'être jusqu'à ce que leur situation soit régulée. De quoi relancer la grogne des gilets jaunes.