De nouveaux documents dans l'#Affaire Théo apportent une lumière tout à fait nouvelle sur l'affaire qui avait suscité de vives violences dans les banlieues parisiennes. La #vidéo de son arrestation a été rendue public ce matin sur Europe 1. Dans cette vidéo, on voit très clairement le jeune Théo se faire arrêter par la police qui essayera par la suite de le menotter. Cependant, la vidéo montre une toute autre réalité que celle décrite par Théo et permet de se faire une idée précise du déroulement de l'arrestation. Retour sur cette affaire qui a ébranlé la police.

Affaire Théo : des contradictions entre la plainte et la vidéo

Cela s'est passé il y a un plus d'un an à Aulnay-sous-Bois.

Alors qu'ils procèdent à un contrôle d'identité, 4 policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST) tombent sur le jeune Théo. Le banal contrôle d'identité va vite tourner au drame. Très rapidement, la situation dégénère et Théo ne cesse de se débattre. Les policiers semblent avoir du mal à maîtriser la situation au point de ne pas réussir à le menotter. C'est à ce moment-là qu'un des quatre policiers a fait usage de sa matraque télescopique provoquant la blessure du jeune homme. En faisant usage de cette matraque, le #Policier a déchiré le caleçon de Théo et provoqué une fissure anale de dix centimètres. La victime s'effondre sur le coup, terrassée par la douleur de la blessure.

Les policiers maintiennent leur version dans l'Affaire Théo

Les policiers et Théo ont été confrontés à la vidéo.

En voyant celle-ci, le jeune homme a fait évoluer son témoignage. Il avait en effet déclaré quelques jours après les faits que : "[le Policier] baisse mon pantalon et il enfonce la matraque dans mes fesses." Avant de rajouter que cela avait été fait volontairement et qualifier cela d'acte de torture.

La vidéo semble cependant montrer une autre version de fait. Bien que le pantalon soit baissé, en aucun cas, celui-ci l'a été par les policiers. De plus, à aucun moment de la vidéo, le policier lui enfonce volontairement la matraque dans les fesses, acte que le principal intéressé a toujours nié. La vidéo a aussi été montrée aux enquêteurs ainsi qu'à deux formateurs qui enseignent aux policiers le maniement des matraques. Selon eux, la réponse du gardien de la paix a été proportionnée et qu'en aucun cas, il y avait la volonté de toucher une zone aussi précise et sensible du jeune homme.

Sur les 4 policiers, trois sont poursuivis pour violences volontaires aggravées, quant au dernier, il est poursuivi pour viol aggravé. Les trois premiers ont été réintégrés a-t-on appris ce lundi. De nouvelles expertises médicales vont suivre afin de déterminer l'importance des séquelles.